09 avril 2008

Curzi nation

J’ai vu Pierre Curzi sur la rue St-Jean, ce matin. J’ai aussi vu un vieux pigeon graisseux.

Non, c’est même pas vrai. J’ai vu un vieux Pierre Curzi graisseux, mais il n’y avait pas de pigeon. M. Curzi avait l’air perdu dans ses pensées… ou peut-être était-il déprimé. Tout ne va pas comme il le souhaiterait, au PQ. En fait, je suppose que tout ne va pas comme il le souhaiterait. Peut-être qu’il aime le défi imposé par le manque d’appui généralisé dans la région de Québec. Je dis ça, mais je voterais pour lui s’il se présentait dans le comté de Champignon, s’il y avait des élections provinciales. Entre Pierre Curzi et l’ADQ, on choisit l’artiste. Ça me surprendrait qu’un artiste pose un jour sa candidature à l’ADQ. À moins que ce soit un artiste schizo… et ça, on sait que ça existe. Les Libéraux m’emmerdent.

Bizarrement, j’ai également aperçu le sosie de Félix, de Félix et Ciboulette. Il semble qu’il s’appelle Jean-François Gaudet. Ce matin, il commandait des toasts au Must Café. Mais c’était pas lui, juste un sosie. Peut-être qu’il s’appelait Steve Vermette. Ou Richard Hubert. Nous ne le saurons jamais.

Ce soir, Boobie et moi allons peut-être assister à une formation destinée aux familles d’accueil. Comme je l’ai dit à Boobie (Word préfèrerait que je l’appelle Bobine, Goobie ou Bobbies) hier, j’aime aller à ces formations pour le côté entertainment de la chose. Le contenu de la présentation risque d’être assez faible, mais ma fascination pour la terminologie propre au monde des intervenants sociaux est sans bornes. Sans compter qu’il est toujours intéressant de rencontrer nos amies familles d’accueil, nos alliées… ou whatever.

D’un autre côté, on a deux films à écouter (en passant, Ratatouille est pas mal décevant – pff), dont un mettant en vedette Jodie et l’autre, gagnant d’un Oscar ou huit, cette année. Bref, ça va dépendre de notre état d’esprit : envie de divertissement par l’action ou par la mollusqueté? On verra.

In other news : Quand est-ce qu’on va savoir si on redevient mamans vely-vely-soon?
Quand èèèèèèst-ce?

25 mars 2008

-8

Grosse semaine, malgré le congé de Pâques. Travail, formation en RCR, travail, formation en RCR (suite), travail, travail sup., rencontre avec notre TS, travail. Sans compter que belle-maman est toujours à l’hôpital, maintenant aux soins intensifs. À travers tout ça, faut dormir et s’entraîner (faut pas, mais ça aide le cerveau). Je vais aussi mettre la main sur une nouvelle batch de pilules magiques, mais non hallucinatoires. Fuck le krill. Je vais être plus prête que prête pour affronter le chapitre 2 de ma parentalité.

Me semble que ça ferait du bien de prendre des vacances, des vraies. Pahhhhrris! Ou même de ce côté-ci de l’océan. Pas grand-chose, une fin de semaine, n’importe quoi. Ça fait plus de 3 ans qu’on a décroché pour vrai. En même temps, j’aime mieux utiliser ce $ pour les petites rénos de maison qui s’en viennent. Des vacances dans le confort de notre maison et de notre cour, ça ne sera pas de refus, une fois que la neige aura fini de neiger. En attendant, y’a le ménage du sous-sol à faire et le tri des items de bébé qu’on garde et qu’on jette. On vit la banlieue ou on la vit pas.

De ces temps-ci, dans l’autobus, je joue à Uno sur mon Gameboy. C’est parfait parce que c’est à la fois différent de Tetris, mais du style casse-tête comme ce dernier. J’ai donc deux jeux d’aventure et deux jeux puzzle. Je suis geek. J’ai terminé le livre très montréalais à propos de l’adoption banque mixte. C’était correct, mais pas exceptionnel. Disons que c’est une référence comme une autre même si c’est vrai que les ouvrages papier sur le sujet sont quasi-inexistants. C’est tellement lourd, la banque mixte… Visiblement, c’est un poids que j’aime porter sur mes épaules.

11 mars 2008

Révolution

Aujourd’hui, belle-maman se fait opérer. Elle devrait ensuite passer trois nuits à l’hôpital. J’espère que la convalescence ne sera pas trop longue et pénible. En principe, ça devrait bien aller et, à long terme, l’opération devrait régler des problèmes de santé qui persistent depuis trop longtemps. Boobie va sûrement passer un bout de temps à l’hôpital aujourd’hui et me tenir au courant des développements. Je vais me concentrer pour envoyer de l’énergie positive même si on sait que mon ‘énergie’ ne vaut pas grand-chose quand vient le temps de sauver mon bonnichon.

Il faut que je fasse des recherches précises sur le RQAP et plein de détails connexes pour mon futur congé parental. Je suis en train de tramer un plan maléfique bénéfique et je veux m’assurer que tout sera en place pour l’exécuter au moment venu. Je ne veux plus vivre des moments de culpabilité liés au simple fait que je prends du temps – accordé et encouragé par le gouvernement - pour mon bébé. Des reproches sous-entendus de la part d’un boss qui n’a pas envie de se forcer pour trouver quelqu’un pour me remplacer, ça suffit… Mon Dieu que c’est ridicule quand on y pense.

Je ne peux pas croire que sept années de travail à temps plein ne signifient rien pour cette entreprise. Je ne sens pas qu’on me fait réellement confiance, même si on prétend le contraire, et je suis vraiment tannée de devoir quêter pour obtenir des avantages sociaux. Je suis écœurée de ne pas me sentir à ma place. À 30 ans, je n’en suis plus là. Je ne suis plus une nouvelle venue sur le marché du travail qui doit accepter n’importe quel emploi et dont le but premier est d’essayer de plaire et de répondre aux exigences d’un employeur. C’est l’inverse. J’ai près de 10 ans d’expérience dans mon domaine. Je sais ce que je fais, je sais que j’ai des compétences et des connaissances précieuses dont certaines sont difficiles à trouver dans le milieu (et sur les côtés aussi). Le marché est à l’emploi donc à l’employé. C’est ça qui est ça. Il faut que je me place volontairement dans une situation où je n’ai pas le choix de bouger parce que ma paresse et mon petit confort sale vont toujours l’emporter si je ne m’oblige pas à évoluer.

Je ne veux pas la job parfaite (je ne m’attends pas du tout à la trouver), mais maudit que ça serait bien de travailler avec des gens avec qui j’ai le moindrement d’affinités (générales, humoristiques, politiques) et qui ne rêvent pas nécessairement à leur emploi à chaque nuit. Du monde qui fait sa job quand c’est le temps, mais qui est quand même content de rentrer après le boulot pour passer du temps avec sa blonde, son chum, sa famille, ses amis. Vraiment, est-ce que c’est trop demander? Faut me le dire parce que je vais me résigner tout de suite. Boobie, fais-moi confiance dans mes démarches. Je te promets que c’est pas si fou. :)

10 mars 2008

Pet Cargo

J’ai relu quelques posts de ce blog et ça fait bizarre de vivre notre (première) histoire parentale en ultra-accéléré.

Je pense que je vais aller faire un tour au magasin santé du coin pour expérimenter une gélule quelconque qui donne de l’énergie. Je pourrais bouffer du krill. Les baleines semblent être des bêtes vives et rieuses. Je veux être vive et rieuse (et pas bête) et travailler en sifflant. J’ai vu une annonce de Krilex à la tv et je suis conquise par l’illustration réaliste de la queue de baleine sur ciel de feu. J’essaie de trouver une corrélation apocalyptique, mais je ne connais pas assez ma Bible. C’est quoi donc ? Le troisième jour du troisième mois, vous verrez apparaître, dans des braises célestes, l’extrémité postérieure d’un géant des marées et vous comprendrez alors que la puissance de mon père, Jean-Marc Brunet, est telle qu’un baril d’oméga-3 ne lui arrive même pas à la malléole.

J’ai 50 000 tâches à accomplir avant la fin du mois. En fait, ça paraît comme 50 000 tâches, mais c’est surtout parce que j’ai envie de n’en compléter aucune. Avec un coup de pied aux fesses, je devrais y arriver. Je m’accorde tout de même quelques minutes de procrastination à chaque jour, santé mentale oblige.

Pourquoi on s’indigne tant devant une femme voilée, mais pas sous un ciel voilé? Est-ce un pas de plus vers l’égalité des sexes… ou la suprématie tant attendue de la femme sur la météo? Ça porte à se questionner sérieusement sur la place des générations futures sur notre Terre polluée et/ou sur le réchauffement climatique et ses aléas. Montre-nous ta face, ciel voilé!

Le Château des Eaux-Claires nous inspire désormais la décoration intérieure, avec ses nouvelles couleurs adultes et sexy. On a des miroirs à acheter, des rideaux à trouver, des photos à poser. Ça fait du bien de faire une coupure avec l’ancien Château. On se sent encore plus chez nous.

Sur une note alimentaire, la Soupe sur le pouce de Campbell’s goûte vraiment la marde à tout coup. Je doute de sa comestibilité et les ingrédients ne me rassurent pas.

04 mars 2008

Sauce brune

Hier:
Le temps passe, les anciens idéaux refont surface. Je m’ennuie de notre Chucky, mais c’est de plus en plus sain et de moins en moins triste. Je me souviens de ses mimiques, de sa face de bonichon (avec un n, là), de son intelligence qui nous surprendra toujours, de son amour pour Pou et pour nos décorations de Noël… Je me dis qu’il est bien avec son père et sa tante, qu’on prend soin de lui, et je crois que je peux passer à autre chose. Un nouveau bébé pour 2008? En fin de compte, oui.

Le Château des Eaux-Claires fait peau neuve. À défaut de vivre la vie folle dans notre ancien quartier, on est en train de faire beurrer nos murs avec des couleurs qu’on a choisies nous-mêmes. Oui-oui. Le mélange jaune-beige à la grandeur du Château est out. Notre peintre-bonniche cool est à l’œuvre. Le salon va être beau, enfin. Pou se fait garder jusqu’à vendredi pour l’occasion.


Aujourd'hui
:
Hier, on s’est couchées à 20h30 et on a jasé dans le lit jusqu’à 21h20. J’ai fait un drôle de rêve. L partait magasiner et ne revenait jamais. Pour une raison que j’ignore, on savait qu’elle s’était fait kidnapper et tuer (pas du tout influencé par Dexter, qu’on a écouté avant de faire dodo). À un moment donné, je parlais à J au téléphone et elle réalisait que L était probablement morte. Elle arrêtait de parler et je devais raccrocher. Plus tard, j’étais dehors, près de mon école primaire, avec ma mère, et j’étais triste de la mort de L. Elle me demandait pourquoi ça n’allait pas et je lui expliquais la situation en pleurant. Elle me consolait, mais n’avait pas l’air particulièrement traumatisée du meurtre.

Je me suis réveillée vers 2h30, heureuse qu’il ne soit que 2h30. J’ai le don de me réveiller à 4h55 quand mon cadran est réglé pour 5h.

Je me demande quel effet ça ferait d’accueillir un bébé fille chez nous. Ce n’est pas une situation à laquelle j’ai pensé souvent. On s’est toujours imaginées avec un garçon et, maintenant qu’on l’a vécu, je me demande ce que ce serait de passer par une expérience totalement différente. Peu importe le sexe, c’est sûr tout le processus va être différent, mais bon…

11 février 2008

E. Péladeau

Si je devais prendre une décision finale aujourd’hui quant à mon avenir de parent ou de non-parent, je flusherais la banque mixte, je vendrais la maison et je m’achèterais un loft chez nous, en bââsse-ville. Mais… je ne dois pas prendre une décision aujourd’hui. C’est fucké, on a de la pression de certaines personnes à se rembarquer en adoption banque mixte et, de l’autre côté, y’a des gens qui espèrent secrètement qu’on ne refera jamais une telle connerie. Nos noms sont encore sur la liste d’adoption régu et ça, c’est safe. Pas de bébé avant 2010, minimum… et à ce moment-là, on pourra dire fuckit si on est de retour en ville à faire notre vie d’égoïstes gras dur. Ou pas-fuckit, mais dans ce cas, faudrait acheter un condo 2-3 chambres. Y’en a qui pensent : « Parent un jour, parent toujours ». Pour nous, c’est pas si clair que ça. Surtout qu’on a le choix.

En même temps, on pourrait faire comme si de rien n’était. Remonter dans le wagon BM, recevoir une proposition d’enfant au printemps, recommencer les visites avec les parents biologiques, réapprendre à connaître un petit boobie, dédier nos vies à lui ou à elle, oublier qu’on a eu un break d’enfant et qu’avant c’était Bonnichon qui était chez nous. Ça me semble une tâche impossible. Je n’ai aucune force pour affronter toute la merde. Je ne sais pas si je peux vraiment accepter les risques de perdre un autre enfant. Ça fait chier.

Et c’est pas juste ça. Ça me tente pas. Demain, ça va être différent, peut-être. Mais peut-être pas assez différent pour avoir le courage de sauter aveuglément dans une nouvelle aventure babyesque. Il y a encore la possibilité de faire un bébé. Mais faut vouloir pour vrai. En attendant, on revire la situation de tous les côtés et encore et encore… J’en dors mal la nuit, mais je ne peux pas faire autrement que d’y penser. Le soir et la fin de semaine, Boobie et moi, on ne parle que de ça. Oui-non-oui-non-oui-non-non. Non?

04 février 2008

Je vais m'endormir dans l'autobus tantôt

On va s'en sortir.

J'espère que le père de Chucky est au courant que c'était la fête de son fils, il y a deux jours.

Boobie et moi, on continue d'entretenir de loooongues discussions et de petites réflexions sur la suite des choses, nos plans familiaux et tout le reste. Je viens de recommencer le travail et ça va probablement m'aider à prendre du recul (mais pas trop). On est bonnes dans le deuil, finalement. On est des endeuillées qui savent se tenir comme du monde et moins paniquer que les gens autour d'elles... On ne peut vraiment pas savoir qu'on a ce talent-là avant de vivre une telle histoire de fou.

Je suis fatiguée, mais ça va bien. On va reparler à notre TS au début avril, peut-être avant. Il faut savoir ce qu'on fait avec notre dossier banque mixte. Les morceaux sont en train de se remettre en place. J'ai hâte d'avoir les idées claires.

21 janvier 2008

Les news, c'est ça.

Qu'est-ce qu'on peut dire quand celui qui était devenu notre fils ne l'est plus ?

En trois secondes et demi, il a fallu encaisser le choc de l'annonce de son départ, préparer ses affaires, changer sa dernière couche, lui donner son dernier lait et accepter le fait que ses grands-mamans adoptives ne pourraient pas lui dire adieu. Bang.

Tout s'est su et s'est terminé entre 15h et 18h vendredi. L'enfer.

On n'est plus mamans. On ne sait pas si on le sera une deuxième fois. Il y a des décisions qui vont se prendre cette semaine... Il y a des discussions avec nos DPJistes qui vont peut-être nous permettre d'au moins comprendre la tournure des événements. C'est brutal, des fois, la vie.

On va toujours t'aimer, Bonnichon. On te souhaite une belle vie avec ton papa.

Pis nous, on essaie de se divertir. On pleure, on rit, on a mal, on n'y croit pas. J'hallucine. En même temps, on est capables de l'accepter. On accepte l'idée de ne plus avoir d'enfant. On accepte aussi la possibilité de rester en banque mixte. On est maso ou on l'est pas.
More on that later.

09 janvier 2008

La minute du Château

La semaine est chargée au Château des Eaux-Claires. Hier, Chucky avait une visite avec son papa en avant-midi. Boobie et moi en avons profité pour déjeuner au Cora du centre-ville. C'était pas bon.

Début PM, vaccins de Chucky. Ça s'est très bien passé. Notre fiston a fait ça comme un grand. Il a même fait quelques pas pour l'infirmière qui nous posait des questions sur son développement. Pendant ce temps, au palais de justice de Québec, le dossier de Chucky passait en cour... On va avoir des news là-dessus bientôt.

Fin PM : Visite d'une garderie. Bof. Ouach, même.

Sur cette note plate, je vais aller chercher petit pou qui se réveille de sa sieste. Plus de nouvelles sous peu...

13 décembre 2007

Les poissons DJ de Telus

Il est grand temps que j'apprenne à méditer. La vie n'est pas de tout repos à la maison, ces jours-ci. Pour ajouter à l'agréable, on veut me bombarder de projets pour mon retour au travail (et même avant). Il y en a qui ont le don de vous faire sentir cheap de prendre un congé parental. Il y en a que j'envoie chier gaiement.

Noël s'en vient à grands pas et ça constitue une angoisse insurmontable que je vais, en toute probabilité, surmonter. Pour l'instant, pas trop de dates chargées, mais tout le monde sait que ça va changer. L'idée de me battre avec Chucky le soir du 25 pour qu'il dorme dans un parc, dans un lieu qu'il ne connaît pas, me donne un peu mal au coeur, mais ça prend des défis dans la vie, non ?

À part ça, je pète le feu - thank you very much.

15 novembre 2007

Y fait-tu ses nuits ?

Ça fait quatre mois que Chucky est parmi nous et c'est aujourd'hui que je commence à être fatiguée. C'est bien.

Finalement, on ne sort pas à toutes les semaines, mais on a recouru à notre gardienne trois fois. On reçoit pas mal à souper, on passe du temps chez les grand-mères, on fait nos emplettes. Le reste du temps, on court après Chucky, on le rattrappe, on l'empêche de monter dans les escaliers, on chante, on lit.

Bientôt, je recommence le travail à petites doses. Ça ne m'écoeure pas trop. Je suis toujours prête à changer de rythme de vie, mais en même temps c'est stressant de se replonger profondément dans une job qu'on fait depuis sept ans et de laquelle on a pris un break de plusieurs mois, le coeur léger. C'est étrange. Je crois que je vais devoir recommencer la prise de pilules du cerveau pour pouvoir fonctionner comme du monde dans mon cubi. Je ne veux pas devenir une maman frue et usée pour Chucky. Il mérite la santé mentale de ses deux mamaz.

Aujourd'hui, il fait un temps de merde. J'attends Boobie pour qu'on puisse aller à l'épicerie acheter toutes les bonnes petites choses utiles à notre souper de demain soir avec A. Ça fait longtemps qu'on a passé du temps avec elle.

Chucky dort et Pou aussi.

25 septembre 2007

Pelleter un nuage pour instaurer une réforme

Un des débouchés officiels du bac en philosophie, selon l'Université d'Ottawa, est "fonctionnaire".

...

Je suspecte que ce soit une perspective d'emploi indiquée pour tous les maudits domaines enseignés à Ottawa.

In other news, on rencontre une nouvelle gardienne pour Chucky ce soir. Boobie a un bon feeling. Je crois qu'on va se remettre à bouffer au resto à chaque semaine. La petite famille va bien. Le non-travail continue d'être merveilleux.

22 septembre 2007

TVA

Oublions les aspirations à devenir zen pour un moment...

Je suis pu capable de TVA. Vraiment. Je peux pas croire que la population québécoise est majoritairement attirée par ce poste de tv infecte, quétaine, vendu, poche et ridicule. Je me suis tapé le "reportage" le plus mauvais et mélo que j'ai jamais vu sur l'adoption. On met de la belle petite musique, on essaie de tirer les larmes, on fait parler les futurs parents adoptifs de leur peine, de leurs émotions... Ahhh, j'en ai des frissons dans le dos. MAUVAIS! Quand TQS semble soudainement faire du journalisme décent, c'est pas peu dire.

10 septembre 2007

Zénitude

L'autre soir, on regardait Without Prejudice? à GSN et j'ai re-réalisé à quel point je ne suis pas zen. Zen, dans le vrai sens de zen : être relax, cool, sage, en paix avec le présent et la vie en général. Je le suis en théorie, mais en réalité, je suis une boule d'anxiété qui peut exploser à tout moment. Rien de moins. Non mais... J'aimerais être capable de ne pas juger si vite les gens, les freaks, là, les vrais, les idiots. Ils ne sont pas toujours aussi cons qu'ils en ont l'air. J'aimerais démontrer une plus grande tolérance, laisser le droit à tout le monde de se planter plus d'une fois avant d'être catégorisé Suprême Épais 2007. D'un autre côté, sans mon sarcasme et mon dégoût de l'humanité, qu'est-ce qu'il me reste ? Il faudrait donc que je me réinvente. Rien de trop beau pour débuter la trentaine. Je serai nouvelle et améliorée.

C'est quoi le rapport avec Without Prejudice? ? C'est qu'il y avait une dame qui dégageait exactement ça : la paix intérieure, le calme... le bonheur, même. Je ne veux tellement pas être de ceux qui courent après quelque chose de pas trop précis, qui attendent à plus tard pour être pleinement satisfaits de leur vie. En fait, je l'aime ma vie et je l'aime beaucoup. J'aime ma blonde, mon fils, mon pitou, mes amis, ma famille. J'aime ma maison, mon quartier, mes bébelles. Oups, je pense que j'ai oublié le travail, là-dedans. J'aimerais trouver ma job idéale. Je pense que je suis rendue là. Je veux que mon quotidien au travail soit passionnant. Est-ce trop demander ? Il faut que je trouve la formule idéale et non qu'elle me trouve. Boobie, continue de m'aider svp. :)

04 septembre 2007

Une datte, une figue.

Ça s'est très bien passé avec Pou et les travaillatrices sociables.

Avec la gardienne zaussi, dimanche. Je crois qu'elle aime bien Bébé Poumier. C'est vrai qu'il a fière allure.

Tantôt, j'ai travaillé pour le bureau même si c'est contre mes principes. Je voulais donner un coup de main. Ça va suffire pour les trois prochains mois.

J'ai reçu une longue lettre... ou plutôt un gros tas de paperasse de la part de l'Association des Mères Lesbiennes du Québec (lire : les mères lesbiennes de Montréal ou qui n'habitent pas Montréal, mais qui devraient). Je ne sais pas trop comment elles m'ont retracée. En tout cas, je vais y jeter un coup d'oeil tantôt. Ça semble enlevant comme lecture.

Aujourd'hui, ça fait 3 ans que Boobie et moi sommes mariées. J'avais acheté une carte pour l'occasion, mais elle est cachée bien loin au fond d'un tiroir dans mon cubi du centre-ville, ça fait que... en tout cas. Je vais être obligée de démontrer enthousiasme et amour sans ma carte des Escomptes Lecompte. Boobie n'en sera que soulagée. Bon anniversaire!

29 août 2007

Andrée et ses amis

Ça se pourrait qu'on se soit trouvé une gardienne pour veiller sur Chucky, ce qui va nous permettre de sortir et de casser la croûte. Ça se pourrait même qu'on sorte dimanche prochain. Ça va se confirmer ce soir alors que nous allons rencontrer ladite gardienne. Je me demande s'il y a un terme plus 2007 pour gardienne. Apprentie éducatrice en milieu résidentiel ? On va dire.

Ça brasse à la mairie. Ann Bourget capote et tout le monde capote et s'ensuit une course folle... Il y a bien juste l'ex-mairesse qui doit rire en ce moment. Pas son corps, mais son esprit. Si on croit aux fantômes et à la vie éternelle. C'est ses funérailles samedi. J'ai bien hâte de voir le show à la tv.

Demain, les TS viennent faire leur tour au Château des Eaux-Claires. Ça me stresse juste un tout petit peu. La rencontre elle-même devrait être bien relaxe et de courte durée, mais je croise les doigts pour que Pou soit sage et qu'il n'ait pas l'air du chien débile qu'il est en réalité. Je crois que je viens de trouver un nouvel usage à notre ibuprofène pour bébé.

24 août 2007

Turlututu

Je pourrais écouter The Price is Right, mais ça ne me tente pas et je ne sais même pas si ça passe à la tv en ce moment. Deux bonnes raisons pour faire autre chose.

Il fait un temps de merde qui m'empêche d'aller me promener avec Chucky dans le quartier et de croiser de nouveaux parents cernés. Je vais essayer d'expliquer le Scrabble à Chucky. On ne sait jamais.

Ma femme corrige des textes dans un bureau désaffecté (désaffectation en devenir) et mange de la bouffe de traiteur constituée de petites carottes et de sandwichs-pas-de-croûte. Je ne l'envie pas, mais je la félicite et lui lève son bob. Merci de ta pourvoirie, Boobie.

À la maison, Krupsy est mort (ou dans le coma) et je dois me contenter d'un café filtre trop feuble. C'est mieux que rien et ça bat le Nescafé Riche malgré ce que Mike Holmes peut en penser. Il ne s'y connaît vraiment qu'en réparation de maisons botchées, c'est sûr. Il n'est donc pas le petit-fils de Sherlock, comme je le croyais. Hmm.

Ce soir, il y a possibilité qu'on sorte en société pour vivre notre vie de couple sain avec bébé joufflu. Jouer aux cartes à Charlesbourg semble soudainement un luxe inatteignable. Qu'est-ce que ça va être quand on va vivre avec Chucky ET Bride of Chucky ? Anyway, ça me tente de vivre notre vendredi comme si ça faisait une différence pour moi que ça soit vendredi. Comme le monde à la retraite. Malgré la pluie et le tonnerre, on va groover.

13 août 2007

Lundi

Aujourd'hui au menu : magasinage Costco et inscription de bébé au cours Kiki l'hippocampe. Je me marre. J'aime le quotidien sans travail. J'aime être payée à rester à la maison. Ça devrait toujours être comme ça, la vie. Je commence à comprendre les années 50.

Il va falloir que je me remette à l'activité physique, bien que le transport du bébé demande sa part de muscles. Détail.

Dans une semaine, je vais agir à titre de mère monoparentale et ce pour quatre semaines. J'ai hâte de voir si je vais m'en sortir. Probablement. En attendant, je profite de la fraîcheur pré-automnale et je ris de me voir si paresseuse en ce miroir.

08 août 2007

Mêêê mêêê mouton noir...

J'ai arrêté de travailler pour un bon gros chunk de mon congé parental... La raison principale : il n'y a pas de place dans mon cerveau présentement pour penser au bureau ni pour stresser sur des tâches qui me passent 6000 lieues sous les mers. Eh non. Je prends un break. Je vais recommencer le télétravail plus tard. Mais là, ouach.

Bébé Poumier va bien. Il s'adapte à la routine du Château des Eaux-Claires et quand la vague diabolique de la douleur dentinaire s'échoue, le ciel est vert et la terre est bleue. Disons que je m'attendais à un rôle de maman plus essoufflant. Praise the Lord.

Autrement, la vie de femme à la maison bat son plein. Demain on reçoit J & L, vendredi c'est le tour des Pokerettes et samedi, Simon et Jeff viennent faire leur tour. Présentement, ça fait du bien de sortir, mais en même temps c'est plus facile de profiter de la soirée au grand complet quand Chucky a son lit à proximité. Éventuellement, on va sortir sans bébé de façon régulière, pour souffler et jouir des plaisirs comme le mini-putt adulte, le cinéma et les restos autres que Normandin et St-Hubert. Un jour, un jour... On a des amies qui n'ont pas encore fait garder leur petit pour aller prendre l'air. Vraiment, je ne suis pas affligée de ce don maternel à ce point.

D'ailleurs, eh bien heureusement, bien que mon statut m'oblige à beaucoup parler de parentalité et de la beauté infinie d'être mère (à ce qu'on dit), je ne me sens pas plus mère que travailleuse blasée, femme adorée de Boobie et propriétaire de Pou-le-Pug. Je n'ai pas changé. Je ne suis pas transformée. Je ne me sens pas investie d'une mission éducationnelle/spirituelle pour mon innnfiint. Je continue de trouver la Secte des Mères infiniment quétaine. À suivre...

25 juillet 2007

Erreur de fabrication

On a un bébé défectueux. Il crie. Quessé ça?

16 juillet 2007

Les petits pots

Mais... mais... nous sommes MÈRES !

Brusquement, je deviens une maman. Bébé Poumier fait présentement dodo dans son petit lit. On a passé une belle fin de journée avec lui. Au souper, il a mangé comme un cochon les purées que Boobie lui a préparées. C'est le roi des bébés, monsieur Poumier. Il est doux, beau, souriant et il a les plus grands de tous les grands yeux de bébé qui soient.

Je débute ma dernière semaine de vacances et ensuite c'est le congé parental. Je suis vraiment contente que ça commence cet été, le congé. On va pouvoir aller au parc, passer du temps sur le patio sous le parasol, prendre de longues marches avec monsieur dans sa poussette de luxe... Je sais pertinemment que je devrai me lever cette nuit pour un biberon et un changement de couche et je m'en fous. Ahhh, les beaux débuts !

Il va falloir que je me minde à me mettre à jour dans les dossiers du bureau, la semaine prochaine. Ça ne devrait pas être trop souffrant de travailler à temps partiel de la maison. Anyway, si je me tanne ou si ça ne marche pas dans mon nouvel horaire de mère responsable, je vais arrêter de travailler pour la durée du congé. Rien ne m'y oblige.

Pou s'habitue au bébé et le bébé s'habitue à Pou, même qu'il l'imite. On va survivre... et on va s'amuser.

10 juillet 2007

Taguée, taggée, whatevah

Bon, j'ai joué à la tag et on m'a touchée.

Là, il faudrait que je dise 7 choses sur moi et que je passe la tag aux autres, mais je n'ai personne à qui l'envoyer alors je vais me contenter de combler la première règle du jeu. Sept faits sur moi.

1) Je ne suis pas matinale
Je n'y peux rien. Est-ce que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ou bien à ceux qui aiment se lever tôt? Parce que là, sérieusement, ce n'est pas clair. Je dois me lever excessivement tôt pour la job, mais je n'en retire aucun plaisir.

2) J'aime les pops
Rien de meilleur l'été qu'un Mr. Freeze, un pops aux vrais fruits ou encore une fusée trois couleurs. J'adore manger des popsicles, même si par définition, c'est vraiment insignifiant.

3) Je suis téléphonophobique
Pis là... comble de bizarreries, je viens de googler "téléphonophobique" et je suis tombée sur le blog d'une quelqu'une qui a joué à cette tag et dont l'un des points est qu'elle est téléphonophobique. Ah ben... Le téléphone me stresse au max, surtout pour ce qui est de passer des appels. Je peux angoisser sur un appel important à faire pendant des jours. J'attends toujours au dernier moment pour agir. C'est malsain. Et pathétique.

4) Je suis addict aux PUGS
Mon coeur fond pour tous les petits chiens ronfleurs de la terre.

5) Ma seule ambition professionnelle est de devenir la scénariste que j'ai toujours voulu être
Éventuellement.

6) Le café est très important dans la vie

7) Plusieurs faits en un : Avec ma blonde depuis 8 ans, mariée depuis 3, propriétaire de maison/condo depuis 5 ans, à la même job depuis 6, sur le point d'être maman...
Je suis plate et j'aime ça.

Bon, je vais aller poursuivre mes vacances, suckers.

19 juin 2007

Steak

En 2007, ça bouge.

Mike commence une autre vie. J’espère qu’il ne sera pas déçu. Je voudrais qu’il se découvre une vraie passion. Il a peur de se planter, de confirmer ses craintes. Il a peur que sa nouvelle carrière ne soit pas faite pour lui. AU fin fond de lui, il en est probablement convaincu. J’aimerais que non seulement il se trompe, mais qu’en plus il adore sa job. Je voudrais qu’il se surprenne lui-même. Je lui souhaite un vrai début de vraie nouvelle vie.

Nous, on vit un événement hors du commun. On dirait que si on en parle trop, ça va se briser. C’est fragile, c’est excitant. On se croise les doigts, les orteils. On demande de penser à nous. On n’en dit pas trop. L’espoir est là et on ne veut pas qu’il nous glisse entre les doigts comme un poisson fraîchement pêché qui termine sa chute tête première dans le fond du canot. On garde donc l’espoir contre nous avec des gants antidérapants. On attend.

Bientôt, mon ordonnance de pulules sera échue. J’hésite à la renouveler, au cas où je serais devenue normale. J’en doute. Ce n’est probablement pas l’heure pour les tests. Il paraît que cette pulule-là peut motiver le cerveau à mieux mariner dans son jus, de lui-même. J’en doute. Mon cerveau est paresseux, même pour mariner.

Les vacances s’en viennent. Juste d’y penser, ça fait du bien. Sangria, coups de pelle, couches pleines… Il me reste 7 jours de labeur sous les néons grésillants. Le soir, on continue de se taper des Sex and the City. On commence la saison 6. On connaît un beau printemps. Il s’appelle Roger. Beaucoup de soleil, pas tant d’humidité. On a même connu des journées très ensoleillées et sèches. Elles s’appelaient Line, Sophia et Turlututu. Les BBQ sont bons. On va vider le propane avant d’arriver à l’été. Bon, peut-être pas; c’est dans deux jours.

En fin de semaine, celle de la St-Jean, on va chez Simon et Cie, dans le coin de Montréal. Je me demande s’il y a de l’air clim comme dans l’ancienne maison. Chaleur ou pas, on va sûrement passer du bon temps. En attendant, work work tondeuse.

04 juin 2007

Cé Choussi Zen

L’été n’est même pas commencé et je me fabrique déjà de la corne dans les mains… avec la tondeuse.

Je ne me sens pas à 100% psychologiquement et physiquement, mais je m’efforce de changer d’attitude. Après tout, c’est pas si pire, le bureau… C’est l’fun être dans un cubicule qui m’empêche de voir la température. Pas besoin de se déprimer à regarder la pluie couler sur les vitres. Pas besoin de se frustrer d’être pognée en-dedans alors que le soleil cuit l’asphalte… Non mais… c’est parfait, dans le fond… Anyway, les vacances s’en viennent. Boobie va probablement travailler tout le mois d’août alors je dois choisir entre des vacances en juillet ou en septembre. Je pensais à septembre, mais là… Je me laisse jusqu’à la fin du mois pour décider. En attendant, je vais multiplier les journées de télétravail. Home sweet home.

Mike est aux oiseaux. Il va sûrement avoir la job dans la région de l’amiante (moi c’est ça que je dis, bon). S’il l’a pas, il va être content pareil. Il devient positif. C’est un miracle. Il a envoyé son CV un peu partout, pour des jobs dans son vrai domaine. Cet été, il décompresse. Il consulte un psy (autre miracle). Je suis fière de lui d’avoir du guts, de foncer vers l’inconnu. Ça ne lui ressemble tellement pas. Des fois, c’est bien de jouer un nouveau rôle.

Boobie est addict à Sex and the City. On est passées d’emmerdées à enthousiasmées. Miranda a la cote. Sauf que là, le Super Club Viande Blanche Vidéoétron a mis les DVD de la 6e saison dans les boîtes de la 3e. On est fourrées, faut mettre notre écoute sur pause. Boobie est triste. Ce soir, on va peut-être se louer des vieux films.

En fin de semaine, on a encore expérimenté dans le domaine des muffins santé. Verdict : Avec des dattes et des bananes, aucun besoin d’ajouter quelque sucre que ce soit. Déjà qu’on ne met plus beaucoup de beurre. C’est même pas sec. C’est bobon.

31 mai 2007

Emmaüs

Je vais déjà mieux. Je savais que c’était hormonal. Reste à voir s’il va me pogner une fatigue atroce en cours de journée. Dans un tel cas, je vais continuer à me demander si mes médicaments de crazy person ont fait leur temps. Poop out.

En femmes que nous sommes, on a loué les 2e et 3e saisons de Sex & the City. Hier soir : Les 7 premiers épisodes de la 2e. Quelques bonnes blagues… Le problème c’est les 30 dernières secondes de chaque épisode. La morale, la touche quétaine, la conclusion de Carrie a.k.a. Sarah-Jessica Parker. C’est pas nécessaire. La métaphore qui englobe les 22 minutes de l’histoire : pas nécessaire. Cynthia Nixon est tellement lesbienne… Mon Dieu. Salopettes galore!

Il y a possibilité d’un peu de tourisme à Chicoutimi/Jonquière dans un mois. Je ne dirais pas non. Je dirais oui-oui. On ne risque pas d’entreprendre un vrai voyage de sitôt. Alors y’aura Chicoutimi et la Malbaie avant l’automne 2007. Woot. Je ne sais pas encore si je vais prendre mes vacances néonnes (relatives au bureau) avant le temps… Ben le temps là, le temps prévu (lire : septembre/octobre). J’ai envie de me prendre un gros chunk bien gras d’un coup. Un trois semaines de file qui permettrait de décrocher pour vrai. Je ne l’ai encore jamais fait. Je suis épuisée psychologiquement. Je suis une femme de mon temps. Enfin, je peux m’identifier aux fuckées qui m’entourent. Quel soulagement. Hey, ça ferait une bonne toune ça. Dans une version remix, ça finirait par : Quel soulagemiiiiint, je n’ai plus mal aux diiiints.

Boobie se remet assez rapidement de son genou fendu par en-dedans. Elle boite, mais la douleur est disparue. Praise the Lord. En attendant qu’elle soit à 100% de son potentiel de mobilité, on va pleinement profiter de la vie en inhalant les smogs, en écoutant des films et en se couchant à des heures pas possibles (20h30).

29 mai 2007

Ça arrive de se sentir moche et dans ce temps-là il faut focuser sur un Calinours ou deux et se reposer aussi. Prendre du temps pour soi, hen.


C'est la déprime totale. Je suis en burn-out. On va dire. Je digère mal, j'ai pas le goût de bouger, j'ai mal à la tête au moins 2 fois par jour, je me sens merdique, je veux être en vacances. Ça tombe mal parce que je veux être top shape pour m'occuper de ma blonde invalide. Je vais aller prendre une marche... C'est probablement hormonal et demain je vais danser sur des rythmes yé-yé. Yay.

Mon petit chien est le plus doux des petits chiens. Quand je vais mal, il vient me voir et me regarde avec ses gros yeux luisants de petit chien qui me demandent: "Mets du bouillon de poulet dans ma moulée". C'est touchant. Quand j'ai du bouillon de boeuf, je me sens crosseuse.
Il doit bien y avoir 10 taches de pâte à dents qui ne partent pas sur mon coton ouaté de touriste. Je comprends rien.
Advil et petite promenade en banlieue. See ya.

25 mai 2007

Quand y'a personne qui sourit

Ma mie est à l'hôpital. L'HÔPITAL! Elle est allée en ambulance. EN AMBULANCE!

En ce début de soirée de canicule malsaine, je fais du lavage sur l'air de MALAJUBE. Malajube.

Je mange des céréales. J'attends que ma mie sorte de son calvaire, de sa perte de temps à l'urgence, de sa radio, du bureau du médecin qui lui dira : "Y'a rien à faire, ces bras ne repousseront pas" ou peut-être juste : "Je vous ai fait attendre 5 heures pour vous dire de mettre une prothèse au genou et d'aller manger des popsicles dans cette chaleur atroce, en société. N'est-ce pas farfelu? Prenez-le en riant, mais OUI!".
On ne sait jamais ce qu'ils vont dire, les médecins.

Bébé, je t'aime. Reviens.

Référence

bandemiste.blogspot.com

24 mai 2007

I put a tooth in her head

C’est le 24 mai et je crois qu’on a déjà utilisé le barbecue 300 fois. J’aime les printemps cancérigènes qui nous donnent le thrill de s’accrocher à la vie. On joue au frisbee, on mange des légumes grillés, on court après Pou, on arrache des arbustes… Il nous manque juste les tulipes dans le parterre pour devenir membres du Club printanier de Champignon. Ah non, c’est vrai… Les gouines sont exclues.

On a commencé à se taper Sex and the City. Eh non, on n’avait jamais écouté un épisode. Ç’a commencé à être écoutable au 7e épisode de la première saison. Il faut se donner le temps de s’attacher aux personnages, aussi. Des émissions d’une demi-heure, c’est weird. J’essaie encore de percer le mystère des souliers à 400$. Pourquoi est-ce qu’elles font toujours allusion au fait que les femmes payent leurs souliers une fortune et qu’elles en achètent à tous les jours? Vraiment? OK. C’est très femme comme série, il va sans dire. Mais au moins c’est pas femme dans le sens de groupie de Oprah, mais plus dans le sens de je suis tout nue tout le temps et je baise sans cesse.

Ah, maudit McDo qui prédit des records de saveur en matinée dans sa pub internet pour Météomédia. Je veux une McCrêpe. Gros McDo sale. Bon, bébé, c’est le temps de pondre nos muffins santé et délicieux.

Plan pour ce soir : Vet pour Pou, lavage de linge, lavage de moustiquaires (uneee moustiquaire) et Boggle. We rule.

20 mai 2007

Zéphyr

Aujourd'hui il est minuit.

Ce soir (hier, puisqu'aujourd'hui il est minuit), on a rencontré des mecs agréables. On est rendues porte-paroles de l'adoption banque-mixte et on leur a présenté un exposé sur le comment et le combien-de-temps. Ça semble les intéresser. Je crois qu'on va se revoir. Pour un trip à quatre.

Nous, on commence à vouloir être mamans pas mal. D'un autre côté, j'essaie de profiter de tout ce que je vais perdre quand je vais devenir une adulte responsable : la joie de vivre, le Nutella, l'intimité, l'hygiène... Mais bon, tout ça, on peut s'en passer. J'ai un petit quelque chose qui me ronge en-dedans. Comme le rat du désespoir. Genre.

Je ne sais toujours pas quel parent je vais faire, si je vais être capable de me détacher de ma petite personne, de protéger un bébé (contre les intempéries, les rayons UV et la société). Est-ce que j'ai les compétences pour être la maman que je veux devenir? Est-ce que ça existe un enfant qui n'a pas la grippe à toutes les 2 semaines?

Je m'en fous. J'ai hâte, je suis prête et je commence à être sérieusement impatiente.
Mais je vais me coucher à 1h et je sais qu'aucune chiasse de poupon va me réveiller à 4h.
Dommage.

07 mai 2007

Le beau pelage d'Alakazou

On a commencé à râteler le terrain pour le dépouiller de ses cailloux d’entrée d’auto chèrement acquis au cours de l’hiver. À première vue, avec mes jumelles pointées vers le Far-West de Québec (Cap-Rouge/St-Augustin), assise confortablement dans mon condo crasseux de la bâsse-ville, je n’ai pas compris que le déménagement en banlieue rimait (assonance) avec milieu, ni avec travail d’esclave suant qui inévitablement rend musclé. On ne sait jamais vraiment dans quoi on s’embarque.

Et là, ça me frappe. Parce que comme dans L’Actualité, je me permets de commencer mes phrases avec Et, Mais, Parce que, Comme et À bat l’ADQ. Ça me frappe, donc. Maudit qu’on était des loques dans notre condo sombre à tendance urbaine. Les seules fois qu’on sortait pour respirer les effluves de l’asphalte chauffée par les pneus de Léo Dussault, c’était pour se rendre au resto. C’est l’fun en ville. On peut tout faire à pied. Comme aller au resto situé à dix pas à droite ou celui à trois pas en face. J’aime la vie de loque, mais bizarrement, je ne m’en ennuie pas. Y’a pas de Chic Alors! au creux du centre-ville et encore moins de Home Depot.

À bat l’ADQ, on va aménager notre paysager nous-mêmes. Avec nos amis qui aiment l’horticulture (toujours pratique). Les services de notre spécialiste de l’herbe verdoyante et de la pierre lustrée sont dispendieux. Très. Peut-être pas aux yeux du Carougeois moyen, mais en plein secteur Champignon-de-Paris, on manque de classe. En bref, on va s’arranger et continuer à se faire des gros bras campagnards.

27 avril 2007

Marie-Lucille

De la même réalisatrice que Tout le monde s’appelle Isabelle, ne manquez pas Tout le monde s’appelle Marie, mettant en vedette, pour la 78 fois à l’écran : Marie-Hélène, Marie-Pierre, Marie-Ève, Marie-Claude, Marie-Andrée, Marie-France et Marie-Thérèse, toutes surnommées « Marie ». Dans cette suspensa-comédie, découvrez comment les péripéties s’enchaînent sans répit après qu’un homme dans la rue ait crié « Marie! » et que sept femmes se soient retournées. Mais que va-t-il se passer ensuite? Ah, que c’est cocasse! Vive les suspenses! Hourra pour les comédies!

J’ai les mains qui craquent. Pas crac crac, mais elles fendent comme si c’était l’hiver. C’est râpeux, ça saigne, c’est beau. Venez flatter mes mains de vieille dame. J’ai beau les crémer, ça reste dégueu. Vivement le printemps. Ah, ouin.

Dans les nouvelles, un gars de 15 ans est décédé suite à un coup de poing à la tempe assené dans la cafétéria de l’école. L’agresseur est accusé d’homicide involontaire. Malaise… C’est que, semble-t-il, le coup-de-poingueux aurait agi en légitime défense. Souffre-douleur, l’élève aurait décidé ce jour-là de se défendre, une fois pour toutes. Un seul coup, trop bien (mal) visé… Quelle marde. Le petit gars est atterré. L’autre est mort. Jésus avait raison : « Quand tu te fais fesser jour après jour, ne te défends jamais. Ça pourrait se retourner contre toi. Prends-moi, par exemple. Je suis toujours sage et zen et regarde comme je suis populaire maintenant. On me lapide et je danse. On me fouette et je ris. Vas-y, fais-le pour toi. »

Bonne (fin de) semaine.

26 avril 2007

Mais qui est "Roi" ?

Pour être bien certaine de me tirer dans le pied, j’écris ici 2 jours après avoir dit que ‘la prochaine fois’, je serais peut-être maman. Maman, je ne suis pas.

Je suis allée voir le prix d’une maison mobile située dans le quartier du Château des Eaux-Claires (je sais : quelle honte). Me demandant combien pouvait bien coûter une maison à roues adossée à mon bar-cabaret de choix, je suis allée faire du Seadoo sur la toile nommée www, plus précisément sur un site immobilier que je ne nommerai pas (ça rime avec Néandertal).

La maison mobile n’était pas trop dispendieuse. Fiou, je peux l’acheter et creuser un tunnel pour me rendre directement à mon bar-cabaret préféré. En fait, je me suis pas mal foutu de la maison. C’est qu’au passage, je suis tombée sur la page principale de l’agente qui vend la roulotte en question. Cette agente, que je ne nommerai pas (ça rime avec Baleine Sanglier), décrit son emploi comme suit, littéralement :

Mes clients sont "Roi ". Je possède plus de 17 ans d’expérience. Mon leitmotiv rend mes acheteurs et vendeurs heureux. Ardente au travail et connaissante du marché dans ma région, je vous déniche la perle recherchée. Avec le sourire, j’ai hâte de vous rencontrer.

Moi qui croyais que ce qui rendait les acheteurs et les vendeurs heureux était l’ « achat » et la « vente » d’une maison. Que je suis naïve. Vive les leitmotivs!

Ardente comme le saint buisson et connaisseuse du Marché du Vieux-Port, Mme Sanglier la trouve, elle, LA perle. Ben… celle qui est recherchée, là. Cette gemme est photographiée de face et de profil sur le site du FBI.

Dans l’actualité : les lock-outés du Journal de Québec distribuent un quotidien gratuit qui s’appelle Média Matin Québec. J’empile les numéros sur mon bureau, mais je n’y ai pas encore jeté un vrai coup d’œil. Le genre de coup d’œil qui va jusqu’à lire un article. Cela dit, ça fait longtemps qu’on mérite que le Journal de Québec soit gratuit.

Avec le sourire, je vais aller dénicher le café recherché.

24 avril 2007

Les gazons

Si la chance nous sourit et qu'elle n'a pas trop les dents jaunes, ceci pourrait être mon dernier billet (lire post) avant de devenir maman d'accueil. L'été est une belle saison à passer en congé parental avec un bébé, une blonde et un chien dodu et odorant. En même temps, Boobie commence son contrat de correction... On verra.

Parlant d'infopubs brillantes, voici mon extrait préféré de l'annonce pour My Lil Reminder DELUXE :


Moi je dis que si t'as le moindrement de mémoire, tu vas te souvenir de ton spot de stationnement juste parce que tu l'as dit tout haut une heure auparavant. Si t'as besoin de l'écouter, puis de pointer l'espace en question, le problème est probablement beaucoup plus sérieux... Notons le numéro de plaque, ici.

Cet après-midi, on rencontre un paysagiste pour élaborer le plan de paysagement du Château des Eaux-Claires. Boobie a du talent en la matière, mais moi non. On a besoin d'un moustachu pour nous donner un point départ et/ou nous dire qu'on ne peut rien paysager avec 10$. Je serai en charge du bon comportement de Pou. Notre cour avant (inutile comme toutes les cours avant) est une dump (lire dompe) dégueulasse qui n'a pas le droit d'exister en banlieue établie. On l'a appris à force de comparaisons. Ah ben, justement. Le monsieur herbivore vient d'appeler. Est-ce un signe? Le signe qu'il existe vraiment? Une aventure à suivre.

27 mars 2007

La partie plate derrière nous. La partie bombée, devant.

Ce blog ne se veut pas un journal sur les démarches d'adoption au Québec, mais... vu qu'on en parle là, nos évaluations sont fenies. Mon évaluation individuelle s'est déroulée ce matin... et Monique Bougie a terminé l'entretien en me disant qu'elle allait nous accréditer pour qu'on passe à l'étape suivante.

Ça, ça veut dire qu'on n'est pas tout à fait assez folles pour ne pas être mères. Ça veut aussi dire qu'on va recevoir son rapport dans la poste et que le prochain appel sera pour nous proposer un enfant... ou deux.

Eh oui, puisqu'on est ouvertes aux fratries (mot laid, mais bon), ça pourrait jouer en notre faveur, côté temps. Quoique... peu importe ce qui arrive, ça devrait débouler pas à peu près. Elle me l'a confirmé ce matin: "Ah c'est vrai, votre dossier date de 2004... ça va aller très vite... et vous êtes ouvertes aux fratries, ça pourrait provoquer les choses encore plus". Oui, cette citation était nécessaire pour illustrer la situation.
Elle a aussi dit: "Venez dans mon bureau". Ça c'était au début. En fait, je pense qu'elle ne l'a pas dit. Tout va tellement trop vite dans ces situations-là.

Vendredi on va voir le show de Peter ThePieceOfPie, dit Pierre Lapointe, avec nos jolis amis, après un souper qui sera delish au 47e parallèle. Yeah, baby! On va célébrer!

Va falloir que je renouvelle mon inscription internet au RQAP bientôt.
Le Réseau des Quenouilles Agiles et Polies. Vestige de l'ancien gouvernement libéral qui est de retour, mais plus mollasson. En passant, avez-vous vu le candidat du nom de Mamelonet ? Mamelonet... Quelle horreur.

Bye.

16 mars 2007

La vie adulte

Ah, salut.

Ben non, aujourd'hui je dirai bonjour.

Monique Bougie est venue voir le Château des Eaux-Claires ce matin; en particulier, la chambre du Prince Poumier en devenir, Bertrand Turcotte pour les intimes.

Ça s'est ultra bien passé comme entretien. On a lavé les planchers, les bols. Pour la rencontre aussi ça s'est passé pas pire. Je pense qu'on a répondu tellement large à ses questions qu'on a fait le tour de tous les sujets possibles. Mardi prochain, Boobie passe au cash pour sa rencontre individuelle. Le mardi d'après, c'est moi. Zensuite, on va être acceptées parce que personne ne peut nous résister, puis Prince Poumier nous sera proposé, couronne sur la tête et cheveux dans le vent.

La rencontre d'aujourd'hui aurait pu sérieusement me traumatiser... Il n'y avait rien de réellement stressant, mais l'aspect concret de la chose aurait pu me faire peur, me faire me questionner sur nos démarches. L'effet contraire est en train de se produire. Je suis de plus en plus sûre, même si j'étais déjà plus que certaine, qu'on fait la bonne chose, qu'on emprunte une voie qui nous va très bien, qu'on est faites pour l'adoption même si le chemin(ement) est ardu.

En fait, on est encore dans la partie facile. Les évaluations, c'est de la tarte. La vie de tous les jours, en collaboration avec intervenants de toutes sortes et parents bio frufrus, c'est plus comme un trifle double-caramel avec un étage de fraises, un de choco et un autre de crème glacée cookie dough.

J'ai faim.

Je crois qu'on a la bonne attitude. Et comme on disait hier, on est chanceuses pas à peu près.

15 février 2007

NyQuil, part VII

Ah, salut.

J'ai rarement été moins inspirée qu'en ce début de 2007. Ça, je ne l'avais pas prédit.

Bientôt, très bientôt, on devrait recevoir la visite d'une personne. Appelons-la Monique Bougie. C'est un pseudonyme.

Monique va passer nous voir pour nous évaluer, pour voir si nos cerveaux sont sains. Ce que j'avais prévu pour le printemps devrait survenir avant la fin de l'hiver. La chambre d'un futur bébé, appelons-le Bertrand Turcotte, est quasi-prête. La peinture est étalée (sur les murs et des meubles), un tapis est acheté, ainsi que des tititites couvertes pour un tititi bébé-boubidou (Bertrand Turcotte).

Dépassé par les événements, mon corps met son système immunitaire à off. Du mucus dans la tête, je rêve d'un monde meilleur, soit un monde dans lequel Bertrand Turcotte est aimé et chéri. Monique Bougie nous le confie avec joie, Sylvie C. Turcotte, mère de sang de Bertrand, applaudit de ses mains frêles et tout le monde chante We Are The World.

À part ça, je vais bien. C'est le Groenland à Québec, mis à part qu'il y a plus d'activités à pratiquer au Groenland. huhuhuh. Comme d'apprendre le groenlandais.

Saviez-vous que :
"le «mot» pisiniarfimmukarusukkaluarpunga signifie en groenlandais de l’Ouest «je voudrais aller au magasin»" ?

C'est ça que je disais.

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/groenland.htm

04 janvier 2007

Face de mépris

Je n’ai pas de résolution, mais bien des prédictions pour 2007… et quelques espoirs. Ma seule résolution-qui-n’en-est-pas-une, c’est d’arrêter de penser que tout le monde est épais. Ça et arrêter de juger les décisions idiotes de mes pairs épais, qui, de toute manière, ne seront plus épais en 2007. Je veux avoir l’air de faire du yoga sans en faire. Être zen version 2007, donc xen ou zem ou tout autre état au terme nouveau qui ne fait pas trop 1998.

Prédictions, espoirs et mies de vie

- Pou va voir 7 ans
- Les évaluations psychosociales vont avoir lieu au printemps
- La première proposition de bébé va nous être faite à la fin de l’automne
- Boobie et moi allons manger beaucoup de légumes, à l’image de la fin 2006
- Ma fête va être célébrée à la date habituelle, soit celle de ma naissance
- Je vais continuer de me mettre en forme (prédiction et non résolution)

Constats de 2006

- Le cynisme ne se guérit pas avec une pilule
- La fatigue chronique se guérit avec une pilule
- Les stéréotypes de banlieue sont tous vrais
- Un dégât d’eau, c’est plate
- Peinturer dehors, c’est l’fun
- Je peux devenir la reine du BBQ si je le souhaite vraiment
- Un cours universitaire, ça ressemble parfois à un cours du secondaire
- La santé, c’est le plus important. Ça me fait chier de l’entendre, mais c’est vrai
- Les nouvelles séries de la SRC m’impressionnent de plus en plus (sauf C.A. et encore moins Sophie Paquin)
- Valérie Blais est ma révélation de l’année personnelle
- Noël harmonieux en famille, ça se peut
- Moi je peux remettre mon bras, vous pas

BONNE ANNÉE

04 décembre 2006

L'hiver

Être mariée, c’est être avec sa douce moitié à quatre pattes dans la salle de bains… à recalfeutrer le bain. C’est triste de le dire, mais c’est très satisfaisant de donner un coup de neuf à un bain, à défaut de le torcher. Surtout quand après on écoute Six Feet en pyjama avec un thé pas Red Rose.

Je l’ai vraiment re-aimée, la saison 4 de Six Feet Under… et j’avais oublié à quel point la 3e était déprimante malgré sa fantastiquité. On est prêtes pour la 5e qui à mon souvenir est assez rough. La fin en vaut tellement la peine. Bonheur de télévision.

Je suis tannée des journalistes qui font du style. Les journalistes du Soleil qui versent dans la poésie en parlant de météo. C’était quoi ce matin (journal de samedi), donc ? L’hiver n’est pas à nos portes, il est déjà entré blablablu…? Ça ressemblait à ça en tout cas. Eh oui, il y a de la neige.

Les achats de déco de Noël sont réglés : plein de boules. Puisque Boobie aime les grosses boules (huh huh), il y aura des grosses boules qui pendront du foyer. Des petites zaussi. Un feu crépitera et nous danserons, DANSERONS! Wheeee! Les boules sont argent et bleu. Les Floraisons Joviales ne vendent pas de boules bleues qui fittent avec les rubans et les choux bleus. C’est ça être tendance-kewl? Fuck them, même si on leur a donné plein de notre cash. Ils vendent des sapins miniatures en plastique pour 100$. La vie n’a plus de sens.

Les pommes vertes, c’est pas pour les fefis. Ni pour les gougnottes. C’est sucré, mais pas vraiment.

17 novembre 2006

Misty et Musti - now in green!

Je suis dans un bon mood ces jours-ci malgré le temps gris qui n’en finit plus de se griser. Ma bonne humeur doit être due à la bande de miste et à nos vies qui changent, à Boobie et à moi, alors que la construction de notre mini famille est en cours.

On est allées rencontrer Mme Lamajeure l’autre jour pour obtenir plus d’infos et surtout, plus de paperasse au sujet de l’adoption dans notre belle province et, plus précisément, dans notre belle ville. Ç’a été intéressant. J’ai bien aimé Mme Lamajeure et j’ose espérer qu’elle nous a aimées aussi… et si aimées est trop fort, on va se contenter d’espérer qu’elle nous ait trouvées comestibles ou non vénéneuses, socialement parlant. Oui.

On avait une brique à remplir, si les briques sont bel et bien constituées de formulaires aux questions redondantes comme je le pense, et puis, ben, c’est pas mal tout rempli. On a 3 mois pour le faire. Ma blonde est une bombe (pas puante) d’efficacité. Pis là là, il reste la partie qu’on ne peut pas contrôler, c’est-à-dire les formulaires qui vont être envoyés à quelques-uns de nos proches qui ont été soigneusement sélectionnés.

La prochaine mini-étape est donc que ces proches reçoivent et remplissent les feuilles mystérieuses et les renvoient. Après ça, c’est l’attente qu’on nous appelle pour nous dire : « Hey on s’en vient visiter votre maison et en même temps on va en profiter pour vous adresser la parole. Avez-vous une chambre 8’ x 8’ qui pourrait convenir à un enfant ? ». On va dire oui et après on va faire le ménage. On va peut-être même sourire à la vie.

Dans le même ordre d’idées, c’était quoi le nom de l’émission avec Francis Reddy où il y avait un jeu de mots avec Reddy… Reddy, Go? Je ne me souviens plus exactement, mais il me semble que c’était presque aussi bon que Des kiwis et des zommes.

01 novembre 2006

Les araignées

Malgré l’air lugubre du Château des Eaux-Claires, peu d’enfants sont venus quêter des bonbons chez nous à l’Halloween… Surtout que sur 10 personnes qui ont reçu l’un de nos dodus sacs à surprises, il y avait deux filles de 15 ans et une mère cochonne. Cochonne dans le sens qu’elle s’est déguisée pour avoir des bonbons.

Ç’a donc été une soirée de Boggle et Masteh en tête-à-tête avec Boobie Moulnue. Vers 21h, direction télé. Où est passé le bon vieux temps où soirée d’Halloween rimait avec émissions épeurantes ? On a trouvé un film de vampires plate à un poste obscur et c’est tout… Ah! Jusqu’à ce qu’on tombe sur les cochonneries de Discovery Health. Des petits vers blancs qui mangent les plaies, des opérations où les patients sont mal anesthésiés, mais paralysés sur la table pendant qu'ils ont le ventre ouvert. Là on parle. On s’est couchées sur cette note d’horreur, la joie dans le cœur et les sangsues dans l’esprit.

On est donc officiellement entrés dans le temps des Fêtes. Les boules, les guirlandes, les soldats de bois que personne n’achète. L’anticipation des réunions de famille forcées. Le bonheur à l’état pur. Je ne suis pas prête, mais comme à chaque année, je vais passer au travers. Yeah!

J’ai complété le premier tiers de mon cours d’uni. Mon cours de rayé est terminé depuis longtemps. Ça va bien et ce n’est pas trop exigeant alors je ne peux pas me plaindre. Il reste à connaître les résultats de l’évaluation des exercices de cette première partie. C’est dur de se planter avec une gang de hippies, mais on ne sait jamais.

20 octobre 2006

Les guichets

Je dépose un chèque au guichet à toutes les deux semaines. Dans ce local de Desjardins se trouvent deux guichets récents. Ils fonctionnent très bien, je les ai essayés les deux. C’est aussi facile de faire un retrait qu’un dépôt ou un paiement de facture.

Pourquoi, ô pourquoi, est-ce les gens qui sont au guichet devant moi prennent toujours une éternité à effectuer leurs transactions? Pourquoi est-ce qu’il y a toujours une femme de 40 ans avec toutes ses affaires étalées autour d’elle : sacoche ouverte, 3 sacs de plastique et cartes éparpillées? Est-ce qu’elle a l’intention de rester là 3 heures? C’est son loisir du jeudi après-midi? Elle voit ça comme une console de jeu économique? Elle cherche le joystick? Pourquoi est-ce qu’il y a un homme mêlé à côté d’elle qui regarde par-dessus son épaule pour savoir quoi faire?

Mais qu’est-ce qu’ils font ? 50 transactions? Ils vont au guichet une fois par année pour payer toutes leurs factures? Je ne peux pas croire que je me retrouve toujours derrière quelqu’un qui a la brillante idée d’imprimer son livret une fois aux 10 ans… Et de toute façon… un livret? On est en 2006! Allez consulter vos comptes sur Internet comme tout le monde… faites Print. Non, mais… vraiment… Ça ne me prend jamais plus de 2 minutes aller au guichet, que ça soit pour un dépôt, un retrait ou les deux. C’est quoi l’affaire?

16 octobre 2006

An adoption story

Je ne suis pas particulièrement inspirée de ces temps-ci et pourtant, ma vie a déjà été plus plate. Dans les dernières semaines :

- BPNM et moi, on s’est inscrites à la banque-mixte pour adopter un bébé
- Il y a eu un léger dégât d’eau au Château des Eaux-Claires, en plein arrondissement Laurentide, au cœur du Champignon
- On s’est occupées de divertir nos neveux toute une fin de semaine
- J’ai commencé à faire des exercices pour mon cours d’étudiante rouillée
- J’ai attendu patiemment l’arrivée du coffret complet de Six Feet Under et j’attends toujours

Beaucoup d’excitation et de rebondissements, donc, depuis le 19 septembre.

On attend des nouvelles pour l’adoption puisqu’on doit rencontrer un gars pour une séance d’informations qui nous permettra de confirmer notre inscription. Le délai plus ou moins vague qui nous a été donné n’est pas assez vague pour qu’on ne se rende pas compte qu’il a été dépassé. En d’autres mots, on poireaute un peu… mais ce n’est que le début d’une longue chaîne de poireautage, de peine et de peur. Il paraît qu’il y a de la joie là-dedans, aussi. Je me trouve très patiente et bien optimiste. Peut-être trop, mais au moins je ne suis pas près d’être découragée.

Des fois je me sens comme dans The Office. Je me demande pourquoi.

19 septembre 2006

Sept ans de relation conjugale avec conjointe épouse consentante mariée

Ça fait 7 ans que je sors avec Boobie PuteNute Moulnue.

Au travers des ans, elle s'est appelée :

- Nounou
- Natasha (secondaire 5)
- Salope
- Beldenjoe
- Pute
- Zanzimarie
- Zanzie
- Bébé
- Boobie
- Pute du Nute

Et j'en oublie sûrement les 3/4. Ce sont évidemment des noms d'amour et d'amitié.

Hors sujet côté romantique, mais ça me fait penser à tous les noms qu'on (je, surtout) donne à notre pug :

- Auguste
- Pou
- Puggy
- Parmesan
- Jésus
- Vétuste
- Cornichon
- Poopie
- Poulet frit
- Cochon
- Cochonnet

Cela dit, l'histoire d'amour, de suspense et d'émotion (heuyn heuyyyn) entre Boobie et moi se construit sans trop d'effort. Travailler sur notre couple, pour nous, ça n'existe juste pas. Je suis bien trop paresseuse pour travailler là-dessus en plus de ma job normale. Sans compter que je suis redevenue étudiante à temps partiel et que ça me paraît un fardeau incroyable. Bref, la sérénité et les Toblerone règnent au Château des Eaux-Claires. Love is in the air lalalala.

13 septembre 2006

Peau de castor

Vu qu'on ne parle jamais assez des menstruations (c'est bien connu), voici l'état de mon état aujourd'hui en ce jour saignant :

- Ma tête est en coton (50%) et en polyester (45%) avec un peu de spandex

- Je trouve les cons un peu plus cons que d'habitude

- Le sens de la vie n'est pas clair

- Il est impossible de boire trop de café

- Les gars au cash me découragent plus que d'habitude. Oui, le cash, ça fait tourner l'économie. Oui, le cash on en a tous besoin pour s'acheter du pain et des DVD. Mais... l'attitude des gars au cash, comme celle du schtroumpf costaud, m'irrite au plus haut point et me donne envie de jeter toutes mes bébelles par la fenêtre. Arrête de me parler de tes placements. Je m'en contre-câlisse (exemple)

- J'ai comme l'impression qu'on va me mettre de la pression sur le trognon pour que je travaille sur un projet cochon (pas dans le sens de Emmanuelle 4)

- Vive la vie, malgré tout

07 septembre 2006

Mais où est donc Carnior ?

Bon… Au départ, je voulais parler de la conjonction de coordination or, que je trouve laide à l’oreille et à l’œil.

Mais là, je viens d’apprendre que les Français utilisent la phrase « Mais où est donc Ornicar ? » comme formule de par-cœur pour ces maudites conjonctions de coordination.

Ornicar ? I think NOT! C'est comme un autocar cochon.

Non, mais… juste pour faire différent. En tout cas.

Pour revenir à or, il me semble que ce n’est pas nécessaire dans la vie. Même Wikipedia dit : La conjonction or est la conjonction de coordination dont l'emploi est le plus flou.
Ben oui. Et qui dit « flou » dit inutile. Le mais, ça fait la job (pas le maïs).

J’ai envie de m’acheter plein de bons bonbons. Or je n’ai pas une cenne dans mes poches. Je vais donc voler plein de bons bonbons à la tabagie du coin.

Laid !

Remarquez que j’ai pluggé un donc qui est aussi une conjonction de coordination.

Fin de l’exposé.

30 août 2006

Québec, ville de tous les tapiocas

À venir : Un blog-répertoire sur les restos asiatiques de Québec, en collaboration avec Zanzie, dite la pute du nute.

Dans ce cyber-bottin, vous y apprendrez dans quel resto se trouve :

- La meilleure soupe à rien
- Les meilleurs rouleaux de printemps
- Le meilleur tapioca
- La plus grande variété de desserts
- La meilleure bouffe, de façon générale et en particulier
- Les meilleurs prix

Vous pourrez également obtenir toutes les infos sur les pires de tout, mais puisque je suis de nature joviale et optimiste, je mets l'accent sur le plus bon et le meilleur des délicieux.

Je suis joviale.

Stay tuned.

28 août 2006

1997 : Clic, il fait clair. Vive la lumière !

À l’été 1997, j’avais 19 ans.

Le Cégep était enfin fini et je débutais une année de relâche en bonne et due forme : pas d’école, pas de travail, pas de but, pas d’amour.

Durant cet été-là, j’ai presque fait du camping (Parc Prouty Park), j’ai passé quelques séjours à Montréal, j’ai rencontré ma première semi-blonde, j’ai embrassé une fille pour la première fois et j’ai même baisé (je crois que c’est ce qu’on a essayé de faire). Bref, j’ai débloqué.

À l’automne, j’ai rencontré ma deuxième semi-blonde, puis je l’ai semi-laissée. J’ai découvert Tori Amos. Il y aura eu au moins ça de bon à notre semi-relation en simili poulet.

Je devins donc épanouie (le passé simple est obligatoire ici). D’un coup : plouichh, la fleur de l’épanouissement infini s’est ouverte ainsi qu’une brèche sur le bonheur. Bon, peut-être pas, mais un tas de nouvelles expériences exaltantes vécues en quelques mois, c’est marquant.

Cette année-là, ma journée typique est rapidement devenue : lever à 17h, coucher à 7h du matin. Ces quatorze heures étaient passées seule ou avec des amis, devant l’ordinateur ou dans un Flash Café à manger un dessert moins que frais.

En fait, la plupart du temps, j’étais avec mon amie Zanzie (lire Nounou) à concocter des blagues sur Christiane Charette en direct, B!Bi et Belle de jour et à planifier notre future vie en appartement. Notre point de départ déco : une tapisserie du Dunkin Donuts. Yeah.

À la fin de 1997, Zanzie et moi, on s’est embrassées. S’ensuit une course folle.

1998 est arrivée. Année de cul, dans tous les sens. Je me suis inscrite en infographie d’édition et ma vie d’adulte productive s’est entamée officiellement.

En 2004, j’ai pris pour épouse la Zanzie embrassée en 1997. S’ensuit une course pug.

Notre anniversaire de mariage approche. Considérant qu’en Amérique du Nord, le 2e anniversaire est celui de coton, j’hésite entre acheter un gilet orné d’une licorne ou un essuie-vaisselle romantique. Hmph.

Je t'aime, Nounou !
hee-heeee !

23 août 2006

Parce qu'à un moment donné, faut le mettre au clair

OK...

Tord = Verbe tordre. Exemple : Il tord le cou de son ami.

Tort = Ne pas avoir raison, avoir tort. Exemple : Il a tort de tordre le cou de son ami.

Bon. Bye.

21 août 2006

Hint: Play Klax every day.

Y’a des jours où j’ai les yeux qui brûlent et où des frissons me parcourent des orteils au bout des cheveux. C’est souvent des lundis.

Y’a des jours où, à Québec, il n’y a aucun bon film au cinéma, ni aucun film en version originale anglaise. C’est… tous les jours de la semaine. Ça tue la spontanéité quand on veut aller voir un film un vendredi de congé, à 14h.

Y’a des jours où la job plate semble moins pire que d’autres jours et où on se dit que c’est pas si merdique que ça de vivre dans un cubicule. Ces jours-là, c’est jamais la fin de semaine.

Y’a des jours où on se demande s’il n’y a pas une part de chance à l’existence de notre relation amoureuse… ou s’il faut s’attendre à ce qu’une tragédie quelconque survienne, juste parce que ça va trop bien depuis 7 ans. Ces jours-là, on ne prend rien pour acquis.

Y’a des jours où on croit que le Dairy Queen sert des cochonneries bonnes au goût et en texture, mais finalement, pas tant que ça. Ces jours-là, on les passe avec ses neveux.

Y’a des jours où on veut juste jouer à Klax et écouter des films poches avec sa blonde et son chien. C’est souvent des jours qui finissent en i… ou en anche.

Le froid arrive. C’est le temps de sortir Boys for Pele

14 août 2006

Le dernier tabou… ou l’avant-dernier… en tout cas, c’est un tabou.

Yeux réprobateurs. Incrédulité. Cris d’horreur. « Ben, voyons… ».

Toutes des réactions possibles à l’annonce de l’éventualité d’élever un enfant unique.

Ce que les gens en général semblent penser :

- C’est égoïste
- Y’aura personne avec qui jouer!
- Ça n’a pas de bon sens!
- Non, mais j’en reviens pas à quel point c’est égoïste.

Chez nous, on est quatre enfants. Vraiment, y’a rien de merveilleux à être dans une famille de quatre. Ça ne nous rend pas automatiquement unis ni harmonieux et on ne se téléphone pas à tous les soirs pour se souhaiter, la larme à l’œil : « Lâche pas la patate, frère/soeur! ». Ça ne me donne pas particulièrement envie de fonder une famille nombreuse, considérant ce bagage génétique.

J’y pense, à n’avoir qu’un enfant avec Boobie PuteNute Moulnue. Dans notre cas, je trouve ça logique. De toute façon, on était pourries avec deux chiens, alors qu’avec Pou-seul, tout va bien. Je suis incapable de faire plus d’une chose à la fois (exemple : parler au téléphone en essuyant la vaisselle et me gratter le nez). À un enfant, je veux lui donner l’attention qu’il mérite, quand c’est nécessaire. Aider aux devoirs du plus vieux pendant que l’autre se pète la tête sur le bord de la table basse du salon… je sais pas. Non, mais c’est moi… Je suis poche là-dedans. Et pourtant, je veux vraiment en élever un (idéalement dans l’enclos de la cour).

Égoïste, élever un seul enfant ? Pfft! Ce qui est égoïste, c’est de s’obliger à en fabriquer plein, pour bien paraître ou sous prétexte que c’est la seule façon de faire. Être brûlée, ne plus pouvoir prendre soin d’aucun d’eux convenablement parce que c’est trop. Évidemment, ce n’est pas le cas pour la plupart des parents de 2-3-4 enfants, qui font une excellente job ou, du moins, ce qu’ils peuvent. Mais ça arrive. Et c’est vraiment con.

« Y’aura personne avec qui jouuuuuerrrrr, bon! »
Mais voyons… Dans l’enclos, il va y avoir 2-3 chèvres et une tortue.

09 août 2006

Expression mystérieuse

Tout arrive pour quelque chose

Variantes :

- Rien n'arrive pour rien
- Si c'est arrivé c'est parce qu'il fallait que ça arrive (la plus insignifiante)

Vraiment ?

En d'autres mots, on n'échappe pas à notre destin, c'est ça ? Toutes nos expériences sont prédéterminées, le hasard n'existe pas et les malheurs font partie d'un plan divin qui mène à l'extase infinie ? Mais dans quel contexte est-ce que quelqu'un pourrait bien vouloir entendre ces conneries vides ?

Saperlipopettou! J'ai marché sur mes lunettes!
Rien n'arrive pour rien, voyons.
Ouais t'as raison. Je vais faire un cintre à linge de poupée avec la monture.

Ah, bordel... les piles de mon lecteur MP3 dernier cri sont à terre.
Tout arrive pour quelque chose.
T'es intense.
Oui. I see dead people.

Ah mon Dieu, je viens de me rendre compte que mon mari me trompe! Le salaud!
Si c'est arrivé, c'est parce qu'il fallait que ça arrive.
Euhh, ta gueule...

Fin.

07 août 2006

I love it here on the farm!

Puisque la vie n'est qu'une longue (espérons-le) période de tests et de torture, je contemple la possibilité de ne pas boire d'alcool du tout pendant... un bout de temps. Il faut s'entendre, je n'en bois déjà presque pas. Même une bière par semaine, c'est rare. Mais... MAIS, des fois quand j'en bois je vais trop loin et inévitablement, je suis malade. Quand je ne me rends pas jusque là, il y a quand même la forte possibilité que je souffre de brûlements d'estomac. OK, depuis que je prends ma pilule quotidienne, je m'en tiens à 1 ou 2 bière(s) max par fois... c'est mieux pour mon cerveau, mon foie et, anyway, je saoule désormais en 2 secondes. N'empêche. Par défi personnel, je deviendrai temporairement une born-again straight-edge second-virginity freak. Donnez généreusement.

Ailleurs dans le monde (sur cyberpresse) :

Un bar de l'Est de la Chine offre depuis peu à ses clients un exutoire à leur colère en les autorisant à utiliser les serveurs comme «punching ball», a indiqué un journal chinois de lundi.

Hmm. Excellente idée.

Dans ce café de Nankin, qui répond au nom de «Le soleil se lève sur une colère apaisée», la clientèle peut, contre paiement, frapper les employés, briser leurs lunettes, pousser des cris, des hurlements, précise le quotidien China Daily.

Huh huh.

Ils peuvent également choisir la tenue vestimentaire des serveurs, y compris leur demander de se vêtir en femme.

Huh huh... huh?

Pour libérer sa colère, il faut débourser de 50 à 300 yuans (environ 6$ à 37$) selon les demandes.

Les 20 jeunes hommes que le bar emploie pour ces prestations sont âgés de 20 à 30 ans et ont un physique bien charpenté.

Des mussss'! Wheee!

Ayant accepté d'être brutalisés, ils reçoivent des entraînements physiques pour se préparer aux attaques de la clientèle et revêtent des protections pendant leur service.

Job de rêve, finalement.

C'est en s'inspirant d'activités similaires dans des bars au Japon, que Wu Gong, le propriétaire, âgé de 29 ans, a ouvert ce bar en avril dernier.

03 août 2006

Pourquoi ?



Pourquoi existes-tu, Fêtes de la Nouvelle-France ?

Mes yeux brûlent à la vue de déguisés-de-l'ancien-temps en bicycle de montagne, d'enfants innocents qu'on a foutu en paysans, de femmes fières de jouer les putes d'antan, portant leur montre à 10 pitons...

La vraie question reste : Pourquoi organiser les Fêtes de la Nouvelle-France alors que le peuple réclame clairement les Fêtes du Québec d'Aujourd'hui sans Costume ? Ou simplement : pourquoi organiser les Fêtes de la Nouvelle-France plutôt que d'en faire un vieux souvenir lointain semi oublié ?

Et les rebelles du peuple de répliquer : Arrête de chier su' nouzautres! Nouzaut' on aime ça se mettre un tricoune...corne su' la tête pis faire semblant qu'on n'a pas flambé not' dernière paye su' t'une caisse de 24 et danser toute la nuit su' des airs d'esclaves en accordéon. FAK, tsé, si t'as rien de mieux à proposer...

Mais oui. Je lance l'idée suivante dans le vent en espérant qu'elle atterrira dans l'oreille gouine d'une protégée de la mairesse : Organisons les Fêtes des femmes d'affaires bi-curious de 45 ans ! Une tranche de la population qui n'est jamais appuyée, s'il en est une... Pour que ce projet se concrétise, les filles, suivez les étapes ci-dessous :

1) Présentez-vous à l'hôtel de ville de Québec en tenue propre. Sonnez à la porte principale. Si ça ne répond pas, présentez-vous à l'ancien hôtel de ville de Ste-Foy. La mairesse s'y cache peut-être.

2) Remettez votre enveloppe brune dans les mains de la mairesse, qui vous accueillera avec le sourire (n'ayez pas peur). Dans cette enveloppe, vous aurez préalablement inséré une photo de vous en tailleur (pour prouver votre statut officiel de femme d'affaires), votre nom, votre numéro de téléphone, ainsi qu'une lettre expliquant le bien fondé des Fêtes des femmes bi-curious de 45 ans. Je compte sur vous pour trouver des arguments efficaces.

3) Retournez à votre condo et/ou à votre maison sans terrain de Sillery et croisez-vous les doigts.


J'aurai fait ma part.

01 août 2006

Où août ?

J’ai le go de la compagnie pour m’inscrire à un cours de la TÉLUQ.

Je dois retoucher mon CV pour l'inscription… je n’y ai pas jeté d’oeil depuis novembre 2000.

Je suis bleue, mais pas comme Vas-Y.

Je n’ai pas encore fini de lire Mr. Murder, mais ça ne devrait pas tarder. C’est ordi.

Jeudi, je joue à la maman avec Moulnue. On amène les gars (Filleul et Arrête-De-Dire) au resto, puis peut-être au parc, au mini-putt ou au palais de la crème glacée fluo.

Noël 2006 est quasi planifié et j’ai mal au cœur.

Les gens sont outrés des propos de Mel Gibson… mais il me semble qu’il n’y a rien de nouveau. Ce n’est pas la première fois qu’il danse sur la tête des Juifs (habituellement, je pense qu’il le fait sobre). Moi, Mel, je suis juste pas capable. Un catholique pur et bon qui se vante de sa sobriété se fait pogner saoul au volant de son auto à rouler comme un fou… Tss tss, Mel.

Quand l’appétit va, tout va.

27 juillet 2006

Médaillé d'or, dans la catégorie...

L'orthorexie. L'obsession de la saine alimentation. Quelle cochonnerie.

Le Nutella est bourré de gras trans (le nouveau méchant après le cholestérol et le gras en général). Il ne faut donc jamais, dans sa vie, ingérer de Nute. Parce que sinon, attention, les gras trans qu'il contient vont se répandre dans l'organisme et probablement causer un ACV. Même si c'est une cuillérée. Même si on en beurre sur sa toast une fois par semaine. Il ne faut jamais manger de Nutella. Jamais. C'est juste... mal.

Le plaisir? Le plaisir, ça ne fait pas vivre vieux. La priorité de chacun devrait être de battre des records de longévité. Vivre jusqu'à 132 ans, déséché et amer, frustré d'avoir dû se restreindre à manger des aliments denses en protéines et en fibres alors que les autres osaient se bourrer de gâteau pendant les fêtes d'enfants. Les salauds. Évidemment, vivre jusqu'à 132 ans, c'est pour les chanceux. Ceux qui crèvent à 47 ans d'un cancer que même la saine alimentation n'a pu prévenir (mais pourquoi ?!) devraient être fiers de n'avoir jamais flanché devant un Big Mac. Je leur lève mon chapeau, ainsi que tous les petits chapeaux des gens de leur espèce, avec leur tête bio.

Ça me fend le cul. On devrait attribuer des médailles de la meilleure alimentation EVAH! à tous ceux qui cassent les oreilles de leurs proches avec les gras trans, les calories vides, les pilules 'naturelles' et les bienfaits de l'échinacée, jour après jour après jour... pendant 2, 5, 10, 20 ans. Peut-être que ça nous permettrait, à nous, les gens qui mangent bien sans en faire une religion, d'avoir un break 2 secondes et de pouvoir discuter d'autres choses quand on va visiter notre mère. Ou que'que chose d'même, là.

Une maladie? Pfff. Le fléau d'une société trop privilégiée.

25 juillet 2006

Les faits de la fin juillet

- Le midi, je joue à Noah's Ark
- Nous attendons que les belles roches pour notre entrée apparaissent
- Mon plat de lunch est huileux
- Ma femme a rendez-vous avec une Espagnole qui ne suit pas les grossesses
- Pou est le plus paresseux des chiens
- Le riz aux pois congelés est signe de tiroir à légumes vide
- Je suis pauvre
- Notre peinture d'extérieur est sans cesse testée par la pluie
- Le café Panama Boquete remporte une palme quelconque. Il est bon.
- Je lis Mr. Murder

17 juillet 2006

Les plans

Je trouve ça complètement désolant de réaliser que dans la vie, les adultes choisissent souvent de rationaliser l'amour et les relations amoureuses. Pour moi, c'est une question purement émotionnelle. Je suis, bien malgré moi, une maudite romantique plate. Je suis avec Boobie parce que j'ai eu envie d'être avec elle à partir du moment où on est tombées amoureuses. Je ne cherchais pas à me caser. Je n'étais pas pressée de faire des enfants. Ce n'est pas comme si je devais trouver quelqu'un pour ne plus être seule. Je ne savais pas si ça allait durer... et ça, on ne le sait jamais vraiment. Mais quand on est bien, on s'en fout et on laisse aller les choses.

Je n'ai jamais compris les gens qui ont des plans précis à long terme comme d'acheter une maison à 30 ans et de fabriquer des bébés avant 29 ans (attention, à 30 ans il sera trop tard ouhhhh). Il y a une différence entre faire quelques projets et planifier toute sa vie de A à Z. Mon corps entier se tapisse d'urticaire à m'imaginer en train de décider à quel âge exactement je vais avoir mon 2e enfant, Bob (le 2e sera un garçon, c'est bien évident). Décrochez !

Je n'ai jamais compris pourquoi les gens qui ont des plans précis s'étonnent lorsque tout s'écroule. Eh non, on ne peut pas tout contrôler. Même ma femme control-freak sait ça. Quoi de plus cliché que de vouloir vivre au présent ? Pourtant, on n'a pas le choix. Être heureuse, ça te tente ? Est-ce que c'est sur ta liste de priorités ? Non ? Me semblait, aussi. Alors, j'ai rien dit. Fuck, c'est plate.

Tu l'aimes vraiment, le chum que tu as choisi dans un tas de gars pour pouvoir réaliser tes fameux plans ? Là, aujourd'hui, tu es heureuse d'être avec lui, même si aucun plan ne se réalisait jamais ? Tu te sens accomplie, t'as fait ce que tu étais supposée faire ? Bonnnnn. Maudit que ça peut être déprimant, la vie.

En même temps, il faut croire que j'ai de la chance de ne pas avoir à me poser 36 000 questions. La vie avec Boobie, ça se poursuit naturellement. Mais c'est pas vrai que c'est juste de la chance. Écouter son coeur, c'est un choix.

14 juillet 2006

Rapport d'un cobaye

Aujourd'hui, ça fait 4 semaines que je suis à l'essai pour ma drogue légale.

La première semaine, celle de l'adaptation, a été étrange. Les effets positifs étaient plus marqués que maintenant (question d'habitude) et le seul effet négatif, les maux de tête quotidiens, n'est plus qu'un vague souvenir. Je trouve ça assez extraordinaire de constater à quel point c'est facile d'oublier comment on s'est senti merdique pendant des années, quand ça va mieux.

Ça faisait tellement longtemps que j'étais épuisée, jour après jour, que j'avais cette pression dans la tête et sur les yeux, que j'avais perdu espoir de me sentir normale. Ça faisait tellement longtemps que je ne pouvais vivre que pour la fin de semaine, alors que je me permettais enfin de dormir 10 heures en ligne... et même là, je me traînais les pieds, c'était un effort de sourire le matin et j'étais quasiment rendue à l'aise en tant que zombie. Des fois je me demande si ça paraissait que j'étais mal à ce point-là. Mais ça n'a pas d'importance, comme dirait la grosse tortue dans L'histoire sans fin.

Cela n'a pas d'importanceee-euhhhgnuh

L'important, c'est que maudite marde de carlin-rott, ça fonctionne. Et ça, ça veut dire que mon cerveau est paresseux de nature et qu'il ne produit pas correctement les hormones en "ine" associées à l'énergie et au plaisir. DAMN YOU, BRAIN!

Je ne sais pas ce que ça signifie pour le futur. Je vais me faire suivre par un doc pas-psy et on verra bien... Pour l'instant, ce qui me rend heureuse, c'est d'avoir eu raison sur un point : ce nouveau bien-être me permet de m'imaginer co-maman avec Boobie et d'enfin trouver le projet complètement réaliste.

11 juillet 2006

Les merdes

Quand on prend ses vacances en juillet (ce que je n'ai pas l'habitude de faire), le retour au travail est relativement facile. La moitié des collègues est en vacances et l'ambiance est relax. N'empêche, j'anticipe déjà ma semaine de congé de septembre. En attendant, je vais plonger dans ma pile de tâches et me noyer dans le vite-vite-faut-pas-réfléchir comme tout bon workaholic et ainsi me laisser envahir par le confort de la routine.

Si le Dieu de l'Été nous aime, on va avoir une nouvelle entrée d'auto style neuve et belle et pas en bouette avant jeudi. On va aussi avoir un demi-patio auquel on devra contribuer physiquement (de nos gros bras) et qui sera done & beautiful quelques jours plus tard, espérons-le. Le set de patio à rabais s'avérant une grosse merde, un salon bourgeois le remplacera sous peu, si Club Piscine le veut bien.

Fait cocasse : Dans le monde Piscines & Patios, on est en fin de saison. YAY! C'est pas comme si l'été au Québec était une courte saison. Quelle merde!

En conclusion : J'ai eu de belles vacances reposantes avec Boobie, surtout quand je me suis imaginée qu'il faisait soleil. On a vu des amis, on a ri, on a pleuré, on a même résolu des mots croisés et fréquenté le Canac. Vive la VIE !

Autre : Il y a 6 ans aujourd'hui, beau-papa, papa de Boobie, mourait dans son entrée de garage, en plein cancer. Beau-papa, c'est le seul vrai papa que j'ai connu. La date de l'anniversaire de sa mort ne me rend pas triste. Ça me fait penser à ce que j'aimais de lui et à l'absurdité de la dernière journée de sa vie.

26 juin 2006

No bye ~ no aloha

Les vacances d'un bébé-barista :

- Café frais bu tranquillement à tous les matins (et à tous les soirs, si ça me tente)
- Dodo
- Déjeuners au resto, des matins de semaine
- Petit voyage pas trop loin à l'ouest (peut-être)
- Plein de paresseries avec B-PN Moulnue
- Bonheur

21 juin 2006

Portrait de famille anonyme

Gustave, médecin et père de Paul, Jasmine, Marc et Clara. Mari de Jeannette. Décédé il y a 28 ans. Anxiété extrême, propension à la colère, froideur, violence verbale et physique. Ce ne sont que des rumeurs.

Jeannette, infirmière et mère de Paul, Jasmine, Marc et Clara. Femme de Gustave. Fatigue psychologique et physique, détachement affectif, tendances dépressives (non diagnostiquées).

La fée clochette says: Veuillez noter que les contraires s'attirent.

Paul, psychologue. Probablement bipolaire (et possiblement diagnostiqué), périodes dépressives plus marquées que les moments d'euphorie, anxiété extrême, tendance à la violence verbale, suicidaire. Sous médication.

Jasmine, psychiatre. Anxiété marquée, nervosité générale, patience nulle, propension à la colère, émotivité démesurée, froideur affective, rapports malsains à la nourriture et au corps (anorexie), haute pression. Sous médication pour des problèmes autres.

Marc, programmeur informatique. Anxiété marquée, haute pression, patience limitée, fatigue, dépressions passagères. Sous médication pour la pression seulement.

Clara, rédactrice. Fatigue extrême, basse pression, caractéristiques dépressives possiblement causées par la fatigue, anxiété sociale. Sous médication depuis peu.

La fée clochette says: Vive l'hérédité !

20 juin 2006

Bibifoc, la toune

Mes phobies superficielles / liées à l'apparence physique :

- Être défigurée par brûlure (immolation lors d'un rituel ou autre)
- Casser mes dents de cheval
- Devoir porter un dentier (complet)
- Développer des grosses poches sous les yeux (j'ai assez de mes cernes (je vous aime, Harold et Lisette) )
- Devenir chauve (mon côté femme)
- Passer au joli stade final de la rosacée

C'est assez pour l'instant.

***

Le brocoli fait partie de la catégorie des aliments que je trouve semi-dégueu, mais que je mange quand même. Brocoli, pourquoi es-tu si bon pour la santé ? Tu deviens gluant si vite et un peu brun alors que le chou-fleur du même âge est encore en forme. Pourquoi, brocoli ?

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Très bientôt, les vacances... Deux semaines à me lever à l'heure que je veux et à aimer la vie avec Boobie. Peu importe ce qu'on en dit, on incluant les personnes matinales chroniques, ce n'est pas sain de commencer la journée avec Maxwell House, à 5h du matin. En fait, ce n'est pas sain de commencer la journée avec Maxwell House, peu importe l'heure, mais mettons l'accent sur le 5h du matin. C'est dur de réellement apprécier chaque heure de la nuit alors qu'on dort. 5h, tu es si vite arrivé. Pourquoi, 5h ? Non, je n'ai pas encore d'enfant qui m'empêche de dormir et oui, je sais la chance que j'ai. Mais... 5h ?

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Météomédia se plaît à annoncer dramatiquement sa veille d'orages violents, depuis hier, mais ils ne viennent jamais ces maudits orages. On parle ici d'orages et non de tornades électriques, comme je le disais hier à Boobie, et donc j'apprécierais qu'on arrête de faire semblant que c'est un événement spécial et/ou intéressant.

15 juin 2006

Bubble Fiche

La citation-café du jour (www.espressoguy.com) :

Economy tampers are solid metal or plastic, shaped like a thin axle holding apart two solid plates and provide two separate tamping surfaces (often in different sizes.) Most espresso machines come with one of these. And yes, they work alright, but they're awkward to hold and you don't get your coffee snob satisfaction of having a carefully-designed instrument blessed by a certified coffee pope.

Hee-heee! Le poussoir qui était inclus avec Krupsy est merdique, mais il fait la job.

Et maintenant, la cerise sur le sundae de la mauvaise traduction signée Babel Fish, seulement pour le plaisir :

Les bourreurs d'économie sont métal ou plastique plein, formé comme un axe mince tenant à part deux plats pleins et fournissent deux surfaces séparées de damage (souvent dans différentes tailles.) La plupart des machines d'espresso viennent avec un de ces derniers. Et oui, elles fonctionnent bien, mais elles sont maladroites pour se tenir et vous n'obtenez pas à votre café la satisfaction snob de faire bénir un instrument soigneux-conçu par un pape certifié de café.

Je me demande si j'ai des instruments soigneux-conçus qui traînent quelque part chez nous.

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Dans la catégorie sujets aléatoires pas très dignes d'intérêt, la semaine prochaine (ou à un moment en juillet), je traiterai de ces merveilles :
- Mes phobies superficielles
- La sainte maternité
- La gestion de l'argent et/ou l'émotivité propre aux morses (ça reste à déterminer)

14 juin 2006

Vendue

Fuck le vin, vive le café.

Ce soir je vais tenter mon premier cappuccino maison, sans faute. Ou demain. En tout cas, à un moment donné. Je vais essayer de respecter la règle des 3 tiers. Une chose est sûre, on n'a pas acheté la nouvelle machine pour rien. Elle me sert. C'est mon petit poupon de stainless que je regarde, manipule et torche avec soin. Il y en a pour qui c'est leur Mustang, moi c'est Krupsy. Au moins, je n'ai pas à dépenser 30 000$ pour faire la danse de l'émerveillée.

Ah, Krupsy! Tu m'étonneras toujours! Ça oui!

J'ai trouvé un site pour les débutants de la préparation de l'espresso. En tant que barista en devenir, donc bébé-barista, je vais consulter Home Barista comme complément à mon éducation en grains.

En grains... ce qui me fait penser à : Je suis la reine de tous les fromages !

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Demain, belle-maman et Un Monsieur viennent épier le Château des Eaux-Claires pour élaborer le plan des escaliers de rubis. C'est gentil. Un escalier devant la porte-patio, que c'est ingénieux!

12 juin 2006

Quand Boobie range les tasses

~ En fin de semaine au Château des Eaux-Claires ~

Veuillez noter la générosité extrême de B-PN M Sénior, qui nous a :

- Invitées à manger (x2)
- Acheté 2 sacs de grains de café à essayer (Éléphant et Santo-Domingo)
- Offert un chocolat de chez EL (les meilleurs choco belges EVAH!)
- Accompagnées pour des achats de fêtes (Siméon et Julia)
- Offert plein de linge, mais pour B-PN M, pas pour moi

Zaussi :

- On a fait l'épicerie un dimanche soir, expérience qu'on devrait répéter, mais à une heure où le comptoir des viandes est encore ouvert, cette fois-là
- Il a plu, plu, plu
- On a écouté Flightplan (zzzz), Transamerica (très très en surface, mais divertissant) et Saints-Martyrs-des-Damnés (belles images, beaux plans, mais c'est tout)
- B-PN M a reçu son livre de gouinisme sexu. On l'a feuilleté
- On a acheté des tasses à espresso et on a bu, bu, bu

Cette semaine :

- Fête de Boobie mardi
- Fête de Julia, fêtée jeudi
- Fête de Siméon, fêté samedi-dimanche
- Possibilité de casino-party

08 juin 2006

Après mûre réflexion

Voici enfin mon Top 5 des célébrités féminines québécoises à baiser

(hypothétiquement, donc pas vraiment, mais moi je me dis qu'une fille a le droit de rêver à ce genre de choses, surtout quand elle est gouine et qu'elle a du temps à perdre, pis je suis mariée hen et monogame hen et ma femme est la plus belle et la plus fine (prononcer faille-ne) hen et la plus cool, ouai, et la plus baise-friendly, mais ça, ce n'est pas vraiment nécessaire de le spécifier) :

- Maude Guérin
- Isabelle Guérard
- Élise Guilbault
- Marie-Thérèse Fortin
- Nathalie Mallette




À noter : La présence du GU. We all know what that means. Heuyn heuyyyyn.

J'ai su que le Top 5 de G. est identique au mien, en substituant Isabelle Guérard par Suzanne Clément.

Boobie, j'attends ton Top 5 masculin québécois. Tu peux semer des filles à travers, c'est ton choix et je ne juge en rien ta bisexualité particulière qui t'est propre et te rend si charmante. RESPEKT!

06 juin 2006

La tomate verte

Les accros de la numérologie voient le 666 partout. Par exemple, un site Internet note que le pape Jean-Paul II est mort le 2 avril 2005 à 9 h 37 PM. Or, 9x37x4/2 = 666. Ou encore, 9x37x4/2x200x5 = 666 000...
Source : La Presse

Je me demande bien quel calcul on trouvera pour la mort du cardinal Ouellet. Ça devrait être un peu moins tordu pour en arriver à 666. C'est ma prédiction. Ouhhhh.

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La machine à espresso est achetée. Merveilleux. Le double-espresso maison me coupe l'envie de boire 3 tasses de café-filtre, version bureau. À défaut d'être snob de vin, mes papilles vont devenir snob de bon café fraîchement moulu. Mon nez aussi. Le Pérou bio ne durera pas longtemps. Bonne raison pour acheter des grains 'Éléphant'.

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Parlant de vices, J. va m'apporter des échantillons de drogue légale lors de son passage à Québec. Je ne perds rien à l'essayer, même que je pourrais y gagner : le goût de faire des activités sociales, une meilleure concentration, un sommeil réparateur... et même - attention - l'envie réelle de faire quoi que ce soit. Tout me tente toujours ouais-ouais, correct, pas si pire, ça-me-dérange-pas. Je pensais que ça partirait à la fin de l'adolescence. J'ai 28 ans. Un trait de caractère parfois irrésistiblement attachant, sans doute, mais à un moment donné, j'aimerais savoir c'est quoi exactement d'être excitée dans la vie. Je me suis rendue proche lors de l'achat de Fabrizio Espresso, mais bon. L'usure que le sarcasme a fait dans mon cerveau ne peut pas se dissiper en criant PILULE et c'est bien tant mieux. Je n'ai jamais dit que je voulais changer de personnalité.

Si j'étais vieille fille dans un 2 et demi de Limoilou et que je n'avais aucune intention de me matcher avec Sonia, Gaétane ou Lucille, je ne considèrerais même pas essayer les pilules. L'affaire, c'est que je suis mariée avec une femme que j'aime (quel hasard) et que je me sens bloquée dans mon épanouissement personnel et conjugal (ha!). C'est affreux d'utiliser le terme épanouissement, mais c'est vrai. Mes 2 raisons majeures pour faire le test du médicament sont les suivantes :

1 - Je veux partager le plaisir que Boobie ressent à inviter du monde chez nous à souper et à sortir aller voir les gens qu'on aime. Trop souvent, j'ai la pulsion de m'isoler (je résiste). Je veux vouloir, mais ça débloque pas.

2 - Je veux une famille avec Boobie. Adopter, en fabriquer. Peu importe. Telle que je suis en ce moment (comme dirait Martin Deschamps), il est inconcevable que je passe une seule nuit debout à m'occuper de bébé. Ce n'est pas de la paresse, mon corps ne le prendrait pas et ma tête non plus. S'ensuit une course folle.

Coudonc, c'était pas juste la fatigue, mon problème ?

01 juin 2006

Les chroniques du néon

Entendre une conversation animée sur les assurances d'hypothèque, ça égaie une journée.


Assister à une conférence convaincue sur la joie des RÉER, c'est encore mieux. N'oubliez pas de prendre des RÉER et de bien les engraisser, semaine après semaine, d'enrichir votre retraite pour vous assurer d'avoir plus de plaisir à vivre à 60 ans qu'à 30 ans. Si vous ne le faites pas ?... Euh, ben là... Vous allez être pauvres ! Quelle honte ! Vous êtes l'élite de la société, les cerveaux de bureau. Vous méritez d'être riches et libres, juste pas tout de suite... et pas trop bientôt.

Suez sous la lumière glaciale des néons, soyez ambitieux, dévoués, mais surtout dynamiques ! N'oubliez pas d'être en constante recherche de défis. Les défis, c'est la vie. Si vous n'avez aucun défi en vue, méfiez-vous de votre (in)compétence et interrogez-vous sur la place que vous occupez dans la société. Ayez des buts dans la vie, des buts précis à atteindre à des dates précises. Accomplissez-vous. Vous êtes un payeur de taxes ; n'oubliez pas de faire chier les BS qui profitent du système. Souvenez-vous que vous êtes supérieurs. Vous buvez autant de bière qu'eux, mais aux bons moments de la journée. C'est bien.

Souvent, c'est mieux de jouer les inconscients.