Je suis en congé parental. Enfin.
On passe beaucoup de temps à aider ma mère à préparer son déménagement. Le reste du temps, on admire Côme, on voit J et L et on profite des vacances malgré le mauvais temps.
C'est vraiment le début d'une nouvelle vie. Je m'enligne pour travailler de la maison à partir de février ou avant. En attendant, je suis heureuse et je croise mes doigts pour qu'on garde Côme longtemps longtemps. C'est facile de virer parano sur le sujet.
Demain, on soupe sur l'Île dans un chalet. Ça va être relaxant après la visite de 3h de Côme avec son papa.
Boobie va bien, Pou aussi. Tout baigne.
31 juillet 2008
09 juin 2008
Clichés
Boobie et M-chue discutent de l'adoption en général.
Boobie : J'haïs ça quand le monde dit de leur bébé adopté : "Je l'ai pas porté dans mon ventre... je l'ai porté dans mon coeur".
M-chue : Tellement original. Si la personne qui a sorti ça la première fois avait fait breveter l'expression, elle serait riche aujourd'hui.
Boobie : Mon Dieu oui. Moi, ce qui m'écoeure, c'est que j'imagine que le bébé pousse vraiment dans le coeur, l'organe.
M-chue : Tout recroquevillé.
...
Boobie : Criss que ça m'énerve.
*Boobie regarde le bébé*
Boobie : Toi, je t'ai porté dans mon foie.
M-chue : Hehehe
Boobie : J'haïs ça quand le monde dit de leur bébé adopté : "Je l'ai pas porté dans mon ventre... je l'ai porté dans mon coeur".
M-chue : Tellement original. Si la personne qui a sorti ça la première fois avait fait breveter l'expression, elle serait riche aujourd'hui.
Boobie : Mon Dieu oui. Moi, ce qui m'écoeure, c'est que j'imagine que le bébé pousse vraiment dans le coeur, l'organe.
M-chue : Tout recroquevillé.
...
Boobie : Criss que ça m'énerve.
*Boobie regarde le bébé*
Boobie : Toi, je t'ai porté dans mon foie.
M-chue : Hehehe
05 juin 2008
Gilbert Sicotte est partout
Il y a presque exactement neuf ans, Tatie se mariait. Où est-elle rendue ? Je sais pas.
On a reçu un nouveau CV intéressant au bureau. C’est le deuxième qu’on lit qui mérite ce qualificatif… sur un gros total de cinq. La première personne qu’on voulait recevoir en entrevue n’est plus intéressée par le poste. Je sens que cette deuxième personne veut faire du télétravail. C’est ce que nous verrons. Moi, j’ai rien contre ça - c’est mon but de travailler de la maison… mais le boss aime pas ça et il semble vouloir refuser d’interviewer les candidats pour qui c’est le cas. Considérant le bassin minable de possibilités, il faudrait peut-être qu’il révise sa position. Hmm. Dans un sens, ça fait chier de ne pas trouver rapidement. Dans l’autre, ça me réjouit. Je constate que le marché est réellement favorable à l’employé qui fouille. Pas de doute.
Ça fait plus d’un mois que Bébé Côme est avec nous. Il fait toujours d’aussi belles nuits… Je n’en demandais pas tant. On est attachées à lui, déjà. Lui, il nous trouve drôles. C’est un début. J’ai acheté mon laissez-passer de bus de juin la semaine dernière. J’espère que ça sera mon dernier avant 2009.
Grâce à la magie d’Illico, on s’est tapé les deux premières saisons de Fortier. Les trois autres ne sont pas disponibles sur notre tv. Bref, Illico, c’est pas si magique que ça. Je suis agréablement surprise de cette série qui, malgré ses défauts (c’est Fabienne, après tout), sonne tout de même moins faux que Virginie. Disons que pour une série psycho-policière, tous les éléments importants sont là. Aussi, ça me fait découvrir Sophie Lorain différemment. Bonus : Valérie Blais y joue un rôle relativement important. Downside : Elle incarne une TS et moi, les TS, de ces temps-ci, ça me fait penser à certaines choses que je vais laisser dans le vague.
Ce soir, L vient rencontrer Côme et souper avec nous! Il me semble que ça fait longtemps qu’on s’est vues… En fin de semaine passée, on a reçu R et S avec leur petite trognonne. C’était très agréable! On en est encore à l’étape d’apprendre à les connaître, mais ça s’enligne bien pour qu’on devienne des amis plus que de simples connaissances. L’amitié ne fait pas de tort, ces jours-ci. Si on peut en préserver quelques-unes, je vais être ben contente.
On a reçu un nouveau CV intéressant au bureau. C’est le deuxième qu’on lit qui mérite ce qualificatif… sur un gros total de cinq. La première personne qu’on voulait recevoir en entrevue n’est plus intéressée par le poste. Je sens que cette deuxième personne veut faire du télétravail. C’est ce que nous verrons. Moi, j’ai rien contre ça - c’est mon but de travailler de la maison… mais le boss aime pas ça et il semble vouloir refuser d’interviewer les candidats pour qui c’est le cas. Considérant le bassin minable de possibilités, il faudrait peut-être qu’il révise sa position. Hmm. Dans un sens, ça fait chier de ne pas trouver rapidement. Dans l’autre, ça me réjouit. Je constate que le marché est réellement favorable à l’employé qui fouille. Pas de doute.
Ça fait plus d’un mois que Bébé Côme est avec nous. Il fait toujours d’aussi belles nuits… Je n’en demandais pas tant. On est attachées à lui, déjà. Lui, il nous trouve drôles. C’est un début. J’ai acheté mon laissez-passer de bus de juin la semaine dernière. J’espère que ça sera mon dernier avant 2009.
Grâce à la magie d’Illico, on s’est tapé les deux premières saisons de Fortier. Les trois autres ne sont pas disponibles sur notre tv. Bref, Illico, c’est pas si magique que ça. Je suis agréablement surprise de cette série qui, malgré ses défauts (c’est Fabienne, après tout), sonne tout de même moins faux que Virginie. Disons que pour une série psycho-policière, tous les éléments importants sont là. Aussi, ça me fait découvrir Sophie Lorain différemment. Bonus : Valérie Blais y joue un rôle relativement important. Downside : Elle incarne une TS et moi, les TS, de ces temps-ci, ça me fait penser à certaines choses que je vais laisser dans le vague.
Ce soir, L vient rencontrer Côme et souper avec nous! Il me semble que ça fait longtemps qu’on s’est vues… En fin de semaine passée, on a reçu R et S avec leur petite trognonne. C’était très agréable! On en est encore à l’étape d’apprendre à les connaître, mais ça s’enligne bien pour qu’on devienne des amis plus que de simples connaissances. L’amitié ne fait pas de tort, ces jours-ci. Si on peut en préserver quelques-unes, je vais être ben contente.
20 mai 2008
Muscle qui bat
Bientôt, ça va être le grand décompte. Dès que je vais avoir une date précise pour le début du contrat de ma remplaçante (statistiquement, il y a de bonnes chances que ce soit une femme), je vais pouvoir compter les jours avant mon congé RQAP. On va probablement passer des entrevues à partir de la semaine prochaine. Ça dépend des disponibilités du boss. Je me sens déjà légère. Je devrais aussi stresser, en parallèle, mais ça ne me tente pas. Le congé parental, c’est bien, mais qu’est-ce que je vais faire ensuite ? Non, ça ne m’angoisse pas. Tellement pas que c’est officiellement anormal. Déni? Naïveté? Peu importe. Le bonheur, ça fait du bien.
Bébé Côme est un cœur en forme de singe. Boobie est mon amour tout court. Dans les aspects les moins importants de la vie, telle la mobilité, notre nouvelle auto est fabulous. Pou est vieux et doux. Je me sens entamer une vie nouvelle. Déni? Naïveté? Sûrement un peu. On s’en fout. Les cheveux poussent, les autos sont familiales, les jobs se transforment, les relations amoureuses deviennent encore meilleures, les bébés sont beaux, la qualité de vie prime. On dirait qu’un jour je me suis réveillée et que j’ai compris que j’avais le droit d’aimer mes journées, du lever au coucher. Ce jour-là, j’ai décidé de me botter le cul. Certainement une autre chose que Chucky m’a enseignée, involontairement.
Le jour de la conclusion du grand décompte, je vais dire le bye professionnel le plus important de ma vie.
Bébé Côme est un cœur en forme de singe. Boobie est mon amour tout court. Dans les aspects les moins importants de la vie, telle la mobilité, notre nouvelle auto est fabulous. Pou est vieux et doux. Je me sens entamer une vie nouvelle. Déni? Naïveté? Sûrement un peu. On s’en fout. Les cheveux poussent, les autos sont familiales, les jobs se transforment, les relations amoureuses deviennent encore meilleures, les bébés sont beaux, la qualité de vie prime. On dirait qu’un jour je me suis réveillée et que j’ai compris que j’avais le droit d’aimer mes journées, du lever au coucher. Ce jour-là, j’ai décidé de me botter le cul. Certainement une autre chose que Chucky m’a enseignée, involontairement.
Le jour de la conclusion du grand décompte, je vais dire le bye professionnel le plus important de ma vie.
13 mai 2008
Les lesbiennes préfèrent Toyota
Boobie et M-chue écoutent Survivor.
Boobie : Ohh, regarde comme la lune est belle !
M-chue : Ah, oui. Bonjour lune.
Boobie : ...
Boobie : "Bonjour lune ?"
M-chue : ...
Boobie : Tu veux dire "Bonsoir".
M-chue et Boobie : hehehe
Boobie : Ohh, regarde comme la lune est belle !
M-chue : Ah, oui. Bonjour lune.
Boobie : ...
Boobie : "Bonjour lune ?"
M-chue : ...
Boobie : Tu veux dire "Bonsoir".
M-chue et Boobie : hehehe
21 avril 2008
Bien. Tôt.
Cette année, les vacances ne seront pas des vacances, mais des lundis de congé. J’ai droit à 8 jours, à cause de mon congé parental de 2007. C’est chiant, mais anyway, je repars en congé parental à la mi-août. On ne peut pas trop en demander à la vie, ça fait un bout que j’ai compris ça.
Si la DPJ le veut (pas ‘Dieu’ parce que je suis persuadée qu’il n’a rien à voir là-dedans), on va voir bébé Côme (pseudo) à la fin de la semaine et/ou au début de la semaine prochaine. Les conditions gagnantes sont une intervenante disponible et une famille d’accueil accueillante. C’est toujours long, ces affaires-là, mais ça vaut la peine de souffrir un peu pour que ça fonctionne en bout de ligne. On ne sait pas à quoi il ressemble, mini-Côme. On ne sait pas grand-chose, finalement. Il est âgé de presque 3 mois. Il est petit. Ça résume bien ce qu’on connaît de lui.
Je dois entreprendre des recherches de remplaçant(e) pour ma job. C’est pas vraiment à moi de me démener pour trouver quelqu’un, mais je vais faire ma fine. En fait, je le fais pour moi, pour quitter l’esprit en paix en août. Ça, c’est si je trouve le remplaçant en question. Au pire, mon boss va savoir que j’ai cherché et que j’ai fait mon possible. Ensuite, la balle va être dans son camp. J’ai des gens en tête… ou plutôt des possibilités d’amis de gens que je connais. C’est assez vague, mon affaire.
Je n’ai pas le teint vif et l’œil rond comme Gédéon, ces jours-ci. Je fais de l’insomnie depuis environ trois semaines. Il y a beaucoup de stress dans nos vies, à Boobie et à moi, depuis le début mars. Heureusement, belle-maman se remet tranquillement de ses opérations et commence à s’activer chez elle. Elle peut prendre de l’air et donc prendre des forces, et on la reconnaît enfin. Il lui reste à faire le deuil de son ancien corps, à chasser les idées noires et à se remettre sul piton, psychologiquement parlant. Le corps va suivre.
En ce qui concerne les autres sources de stress, il faut garder espoir. Tout devrait rentrer dans l’ordre, un jour ou l’autre.
Si la DPJ le veut (pas ‘Dieu’ parce que je suis persuadée qu’il n’a rien à voir là-dedans), on va voir bébé Côme (pseudo) à la fin de la semaine et/ou au début de la semaine prochaine. Les conditions gagnantes sont une intervenante disponible et une famille d’accueil accueillante. C’est toujours long, ces affaires-là, mais ça vaut la peine de souffrir un peu pour que ça fonctionne en bout de ligne. On ne sait pas à quoi il ressemble, mini-Côme. On ne sait pas grand-chose, finalement. Il est âgé de presque 3 mois. Il est petit. Ça résume bien ce qu’on connaît de lui.
Je dois entreprendre des recherches de remplaçant(e) pour ma job. C’est pas vraiment à moi de me démener pour trouver quelqu’un, mais je vais faire ma fine. En fait, je le fais pour moi, pour quitter l’esprit en paix en août. Ça, c’est si je trouve le remplaçant en question. Au pire, mon boss va savoir que j’ai cherché et que j’ai fait mon possible. Ensuite, la balle va être dans son camp. J’ai des gens en tête… ou plutôt des possibilités d’amis de gens que je connais. C’est assez vague, mon affaire.
Je n’ai pas le teint vif et l’œil rond comme Gédéon, ces jours-ci. Je fais de l’insomnie depuis environ trois semaines. Il y a beaucoup de stress dans nos vies, à Boobie et à moi, depuis le début mars. Heureusement, belle-maman se remet tranquillement de ses opérations et commence à s’activer chez elle. Elle peut prendre de l’air et donc prendre des forces, et on la reconnaît enfin. Il lui reste à faire le deuil de son ancien corps, à chasser les idées noires et à se remettre sul piton, psychologiquement parlant. Le corps va suivre.
En ce qui concerne les autres sources de stress, il faut garder espoir. Tout devrait rentrer dans l’ordre, un jour ou l’autre.
09 avril 2008
Curzi nation
J’ai vu Pierre Curzi sur la rue St-Jean, ce matin. J’ai aussi vu un vieux pigeon graisseux.
Non, c’est même pas vrai. J’ai vu un vieux Pierre Curzi graisseux, mais il n’y avait pas de pigeon. M. Curzi avait l’air perdu dans ses pensées… ou peut-être était-il déprimé. Tout ne va pas comme il le souhaiterait, au PQ. En fait, je suppose que tout ne va pas comme il le souhaiterait. Peut-être qu’il aime le défi imposé par le manque d’appui généralisé dans la région de Québec. Je dis ça, mais je voterais pour lui s’il se présentait dans le comté de Champignon, s’il y avait des élections provinciales. Entre Pierre Curzi et l’ADQ, on choisit l’artiste. Ça me surprendrait qu’un artiste pose un jour sa candidature à l’ADQ. À moins que ce soit un artiste schizo… et ça, on sait que ça existe. Les Libéraux m’emmerdent.
Bizarrement, j’ai également aperçu le sosie de Félix, de Félix et Ciboulette. Il semble qu’il s’appelle Jean-François Gaudet. Ce matin, il commandait des toasts au Must Café. Mais c’était pas lui, juste un sosie. Peut-être qu’il s’appelait Steve Vermette. Ou Richard Hubert. Nous ne le saurons jamais.
Ce soir, Boobie et moi allons peut-être assister à une formation destinée aux familles d’accueil. Comme je l’ai dit à Boobie (Word préfèrerait que je l’appelle Bobine, Goobie ou Bobbies) hier, j’aime aller à ces formations pour le côté entertainment de la chose. Le contenu de la présentation risque d’être assez faible, mais ma fascination pour la terminologie propre au monde des intervenants sociaux est sans bornes. Sans compter qu’il est toujours intéressant de rencontrer nos amies familles d’accueil, nos alliées… ou whatever.
D’un autre côté, on a deux films à écouter (en passant, Ratatouille est pas mal décevant – pff), dont un mettant en vedette Jodie et l’autre, gagnant d’un Oscar ou huit, cette année. Bref, ça va dépendre de notre état d’esprit : envie de divertissement par l’action ou par la mollusqueté? On verra.
In other news : Quand est-ce qu’on va savoir si on redevient mamans vely-vely-soon?
Non, c’est même pas vrai. J’ai vu un vieux Pierre Curzi graisseux, mais il n’y avait pas de pigeon. M. Curzi avait l’air perdu dans ses pensées… ou peut-être était-il déprimé. Tout ne va pas comme il le souhaiterait, au PQ. En fait, je suppose que tout ne va pas comme il le souhaiterait. Peut-être qu’il aime le défi imposé par le manque d’appui généralisé dans la région de Québec. Je dis ça, mais je voterais pour lui s’il se présentait dans le comté de Champignon, s’il y avait des élections provinciales. Entre Pierre Curzi et l’ADQ, on choisit l’artiste. Ça me surprendrait qu’un artiste pose un jour sa candidature à l’ADQ. À moins que ce soit un artiste schizo… et ça, on sait que ça existe. Les Libéraux m’emmerdent.
Bizarrement, j’ai également aperçu le sosie de Félix, de Félix et Ciboulette. Il semble qu’il s’appelle Jean-François Gaudet. Ce matin, il commandait des toasts au Must Café. Mais c’était pas lui, juste un sosie. Peut-être qu’il s’appelait Steve Vermette. Ou Richard Hubert. Nous ne le saurons jamais.
Ce soir, Boobie et moi allons peut-être assister à une formation destinée aux familles d’accueil. Comme je l’ai dit à Boobie (Word préfèrerait que je l’appelle Bobine, Goobie ou Bobbies) hier, j’aime aller à ces formations pour le côté entertainment de la chose. Le contenu de la présentation risque d’être assez faible, mais ma fascination pour la terminologie propre au monde des intervenants sociaux est sans bornes. Sans compter qu’il est toujours intéressant de rencontrer nos amies familles d’accueil, nos alliées… ou whatever.
D’un autre côté, on a deux films à écouter (en passant, Ratatouille est pas mal décevant – pff), dont un mettant en vedette Jodie et l’autre, gagnant d’un Oscar ou huit, cette année. Bref, ça va dépendre de notre état d’esprit : envie de divertissement par l’action ou par la mollusqueté? On verra.
In other news : Quand est-ce qu’on va savoir si on redevient mamans vely-vely-soon?
Quand èèèèèèst-ce?
25 mars 2008
-8
Grosse semaine, malgré le congé de Pâques. Travail, formation en RCR, travail, formation en RCR (suite), travail, travail sup., rencontre avec notre TS, travail. Sans compter que belle-maman est toujours à l’hôpital, maintenant aux soins intensifs. À travers tout ça, faut dormir et s’entraîner (faut pas, mais ça aide le cerveau). Je vais aussi mettre la main sur une nouvelle batch de pilules magiques, mais non hallucinatoires. Fuck le krill. Je vais être plus prête que prête pour affronter le chapitre 2 de ma parentalité.
Me semble que ça ferait du bien de prendre des vacances, des vraies. Pahhhhrris! Ou même de ce côté-ci de l’océan. Pas grand-chose, une fin de semaine, n’importe quoi. Ça fait plus de 3 ans qu’on a décroché pour vrai. En même temps, j’aime mieux utiliser ce $ pour les petites rénos de maison qui s’en viennent. Des vacances dans le confort de notre maison et de notre cour, ça ne sera pas de refus, une fois que la neige aura fini de neiger. En attendant, y’a le ménage du sous-sol à faire et le tri des items de bébé qu’on garde et qu’on jette. On vit la banlieue ou on la vit pas.
De ces temps-ci, dans l’autobus, je joue à Uno sur mon Gameboy. C’est parfait parce que c’est à la fois différent de Tetris, mais du style casse-tête comme ce dernier. J’ai donc deux jeux d’aventure et deux jeux puzzle. Je suis geek. J’ai terminé le livre très montréalais à propos de l’adoption banque mixte. C’était correct, mais pas exceptionnel. Disons que c’est une référence comme une autre même si c’est vrai que les ouvrages papier sur le sujet sont quasi-inexistants. C’est tellement lourd, la banque mixte… Visiblement, c’est un poids que j’aime porter sur mes épaules.
Me semble que ça ferait du bien de prendre des vacances, des vraies. Pahhhhrris! Ou même de ce côté-ci de l’océan. Pas grand-chose, une fin de semaine, n’importe quoi. Ça fait plus de 3 ans qu’on a décroché pour vrai. En même temps, j’aime mieux utiliser ce $ pour les petites rénos de maison qui s’en viennent. Des vacances dans le confort de notre maison et de notre cour, ça ne sera pas de refus, une fois que la neige aura fini de neiger. En attendant, y’a le ménage du sous-sol à faire et le tri des items de bébé qu’on garde et qu’on jette. On vit la banlieue ou on la vit pas.
De ces temps-ci, dans l’autobus, je joue à Uno sur mon Gameboy. C’est parfait parce que c’est à la fois différent de Tetris, mais du style casse-tête comme ce dernier. J’ai donc deux jeux d’aventure et deux jeux puzzle. Je suis geek. J’ai terminé le livre très montréalais à propos de l’adoption banque mixte. C’était correct, mais pas exceptionnel. Disons que c’est une référence comme une autre même si c’est vrai que les ouvrages papier sur le sujet sont quasi-inexistants. C’est tellement lourd, la banque mixte… Visiblement, c’est un poids que j’aime porter sur mes épaules.
11 mars 2008
Révolution
Aujourd’hui, belle-maman se fait opérer. Elle devrait ensuite passer trois nuits à l’hôpital. J’espère que la convalescence ne sera pas trop longue et pénible. En principe, ça devrait bien aller et, à long terme, l’opération devrait régler des problèmes de santé qui persistent depuis trop longtemps. Boobie va sûrement passer un bout de temps à l’hôpital aujourd’hui et me tenir au courant des développements. Je vais me concentrer pour envoyer de l’énergie positive même si on sait que mon ‘énergie’ ne vaut pas grand-chose quand vient le temps de sauver mon bonnichon.
Il faut que je fasse des recherches précises sur le RQAP et plein de détails connexes pour mon futur congé parental. Je suis en train de tramer un planmaléfique bénéfique et je veux m’assurer que tout sera en place pour l’exécuter au moment venu. Je ne veux plus vivre des moments de culpabilité liés au simple fait que je prends du temps – accordé et encouragé par le gouvernement - pour mon bébé. Des reproches sous-entendus de la part d’un boss qui n’a pas envie de se forcer pour trouver quelqu’un pour me remplacer, ça suffit… Mon Dieu que c’est ridicule quand on y pense.
Je ne peux pas croire que sept années de travail à temps plein ne signifient rien pour cette entreprise. Je ne sens pas qu’on me fait réellement confiance, même si on prétend le contraire, et je suis vraiment tannée de devoir quêter pour obtenir des avantages sociaux. Je suis écœurée de ne pas me sentir à ma place. À 30 ans, je n’en suis plus là. Je ne suis plus une nouvelle venue sur le marché du travail qui doit accepter n’importe quel emploi et dont le but premier est d’essayer de plaire et de répondre aux exigences d’un employeur. C’est l’inverse. J’ai près de 10 ans d’expérience dans mon domaine. Je sais ce que je fais, je sais que j’ai des compétences et des connaissances précieuses dont certaines sont difficiles à trouver dans le milieu (et sur les côtés aussi). Le marché est à l’emploi donc à l’employé. C’est ça qui est ça. Il faut que je me place volontairement dans une situation où je n’ai pas le choix de bouger parce que ma paresse et mon petit confort sale vont toujours l’emporter si je ne m’oblige pas à évoluer.
Je ne veux pas la job parfaite (je ne m’attends pas du tout à la trouver), mais maudit que ça serait bien de travailler avec des gens avec qui j’ai le moindrement d’affinités (générales, humoristiques, politiques) et qui ne rêvent pas nécessairement à leur emploi à chaque nuit. Du monde qui fait sa job quand c’est le temps, mais qui est quand même content de rentrer après le boulot pour passer du temps avec sa blonde, son chum, sa famille, ses amis. Vraiment, est-ce que c’est trop demander? Faut me le dire parce que je vais me résigner tout de suite. Boobie, fais-moi confiance dans mes démarches. Je te promets que c’est pas si fou. :)
Il faut que je fasse des recherches précises sur le RQAP et plein de détails connexes pour mon futur congé parental. Je suis en train de tramer un plan
Je ne peux pas croire que sept années de travail à temps plein ne signifient rien pour cette entreprise. Je ne sens pas qu’on me fait réellement confiance, même si on prétend le contraire, et je suis vraiment tannée de devoir quêter pour obtenir des avantages sociaux. Je suis écœurée de ne pas me sentir à ma place. À 30 ans, je n’en suis plus là. Je ne suis plus une nouvelle venue sur le marché du travail qui doit accepter n’importe quel emploi et dont le but premier est d’essayer de plaire et de répondre aux exigences d’un employeur. C’est l’inverse. J’ai près de 10 ans d’expérience dans mon domaine. Je sais ce que je fais, je sais que j’ai des compétences et des connaissances précieuses dont certaines sont difficiles à trouver dans le milieu (et sur les côtés aussi). Le marché est à l’emploi donc à l’employé. C’est ça qui est ça. Il faut que je me place volontairement dans une situation où je n’ai pas le choix de bouger parce que ma paresse et mon petit confort sale vont toujours l’emporter si je ne m’oblige pas à évoluer.
Je ne veux pas la job parfaite (je ne m’attends pas du tout à la trouver), mais maudit que ça serait bien de travailler avec des gens avec qui j’ai le moindrement d’affinités (générales, humoristiques, politiques) et qui ne rêvent pas nécessairement à leur emploi à chaque nuit. Du monde qui fait sa job quand c’est le temps, mais qui est quand même content de rentrer après le boulot pour passer du temps avec sa blonde, son chum, sa famille, ses amis. Vraiment, est-ce que c’est trop demander? Faut me le dire parce que je vais me résigner tout de suite. Boobie, fais-moi confiance dans mes démarches. Je te promets que c’est pas si fou. :)
10 mars 2008
Pet Cargo
J’ai relu quelques posts de ce blog et ça fait bizarre de vivre notre (première) histoire parentale en ultra-accéléré.
Je pense que je vais aller faire un tour au magasin santé du coin pour expérimenter une gélule quelconque qui donne de l’énergie. Je pourrais bouffer du krill. Les baleines semblent être des bêtes vives et rieuses. Je veux être vive et rieuse (et pas bête) et travailler en sifflant. J’ai vu une annonce de Krilex à la tv et je suis conquise par l’illustration réaliste de la queue de baleine sur ciel de feu. J’essaie de trouver une corrélation apocalyptique, mais je ne connais pas assez ma Bible. C’est quoi donc ? Le troisième jour du troisième mois, vous verrez apparaître, dans des braises célestes, l’extrémité postérieure d’un géant des marées et vous comprendrez alors que la puissance de mon père, Jean-Marc Brunet, est telle qu’un baril d’oméga-3 ne lui arrive même pas à la malléole.
J’ai 50 000 tâches à accomplir avant la fin du mois. En fait, ça paraît comme 50 000 tâches, mais c’est surtout parce que j’ai envie de n’en compléter aucune. Avec un coup de pied aux fesses, je devrais y arriver. Je m’accorde tout de même quelques minutes de procrastination à chaque jour, santé mentale oblige.
Pourquoi on s’indigne tant devant une femme voilée, mais pas sous un ciel voilé? Est-ce un pas de plus vers l’égalité des sexes… ou la suprématie tant attendue de la femme sur la météo? Ça porte à se questionner sérieusement sur la place des générations futures sur notre Terre polluée et/ou sur le réchauffement climatique et ses aléas. Montre-nous ta face, ciel voilé!
Le Château des Eaux-Claires nous inspire désormais la décoration intérieure, avec ses nouvelles couleurs adultes et sexy. On a des miroirs à acheter, des rideaux à trouver, des photos à poser. Ça fait du bien de faire une coupure avec l’ancien Château. On se sent encore plus chez nous.
Sur une note alimentaire, la Soupe sur le pouce de Campbell’s goûte vraiment la marde à tout coup. Je doute de sa comestibilité et les ingrédients ne me rassurent pas.
Je pense que je vais aller faire un tour au magasin santé du coin pour expérimenter une gélule quelconque qui donne de l’énergie. Je pourrais bouffer du krill. Les baleines semblent être des bêtes vives et rieuses. Je veux être vive et rieuse (et pas bête) et travailler en sifflant. J’ai vu une annonce de Krilex à la tv et je suis conquise par l’illustration réaliste de la queue de baleine sur ciel de feu. J’essaie de trouver une corrélation apocalyptique, mais je ne connais pas assez ma Bible. C’est quoi donc ? Le troisième jour du troisième mois, vous verrez apparaître, dans des braises célestes, l’extrémité postérieure d’un géant des marées et vous comprendrez alors que la puissance de mon père, Jean-Marc Brunet, est telle qu’un baril d’oméga-3 ne lui arrive même pas à la malléole.
J’ai 50 000 tâches à accomplir avant la fin du mois. En fait, ça paraît comme 50 000 tâches, mais c’est surtout parce que j’ai envie de n’en compléter aucune. Avec un coup de pied aux fesses, je devrais y arriver. Je m’accorde tout de même quelques minutes de procrastination à chaque jour, santé mentale oblige.
Pourquoi on s’indigne tant devant une femme voilée, mais pas sous un ciel voilé? Est-ce un pas de plus vers l’égalité des sexes… ou la suprématie tant attendue de la femme sur la météo? Ça porte à se questionner sérieusement sur la place des générations futures sur notre Terre polluée et/ou sur le réchauffement climatique et ses aléas. Montre-nous ta face, ciel voilé!
Le Château des Eaux-Claires nous inspire désormais la décoration intérieure, avec ses nouvelles couleurs adultes et sexy. On a des miroirs à acheter, des rideaux à trouver, des photos à poser. Ça fait du bien de faire une coupure avec l’ancien Château. On se sent encore plus chez nous.
Sur une note alimentaire, la Soupe sur le pouce de Campbell’s goûte vraiment la marde à tout coup. Je doute de sa comestibilité et les ingrédients ne me rassurent pas.
04 mars 2008
Sauce brune
Hier:
Le temps passe, les anciens idéaux refont surface. Je m’ennuie de notre Chucky, mais c’est de plus en plus sain et de moins en moins triste. Je me souviens de ses mimiques, de sa face de bonichon (avec un n, là), de son intelligence qui nous surprendra toujours, de son amour pour Pou et pour nos décorations de Noël… Je me dis qu’il est bien avec son père et sa tante, qu’on prend soin de lui, et je crois que je peux passer à autre chose. Un nouveau bébé pour 2008? En fin de compte, oui.
Le Château des Eaux-Claires fait peau neuve. À défaut de vivre la vie folle dans notre ancien quartier, on est en train de faire beurrer nos murs avec des couleurs qu’on a choisies nous-mêmes. Oui-oui. Le mélange jaune-beige à la grandeur du Château est out. Notre peintre-bonniche cool est à l’œuvre. Le salon va être beau, enfin. Pou se fait garder jusqu’à vendredi pour l’occasion.
Aujourd'hui:
Hier, on s’est couchées à 20h30 et on a jasé dans le lit jusqu’à 21h20. J’ai fait un drôle de rêve. L partait magasiner et ne revenait jamais. Pour une raison que j’ignore, on savait qu’elle s’était fait kidnapper et tuer (pas du tout influencé par Dexter, qu’on a écouté avant de faire dodo). À un moment donné, je parlais à J au téléphone et elle réalisait que L était probablement morte. Elle arrêtait de parler et je devais raccrocher. Plus tard, j’étais dehors, près de mon école primaire, avec ma mère, et j’étais triste de la mort de L. Elle me demandait pourquoi ça n’allait pas et je lui expliquais la situation en pleurant. Elle me consolait, mais n’avait pas l’air particulièrement traumatisée du meurtre.
Je me suis réveillée vers 2h30, heureuse qu’il ne soit que 2h30. J’ai le don de me réveiller à 4h55 quand mon cadran est réglé pour 5h.
Je me demande quel effet ça ferait d’accueillir un bébé fille chez nous. Ce n’est pas une situation à laquelle j’ai pensé souvent. On s’est toujours imaginées avec un garçon et, maintenant qu’on l’a vécu, je me demande ce que ce serait de passer par une expérience totalement différente. Peu importe le sexe, c’est sûr tout le processus va être différent, mais bon…
Le temps passe, les anciens idéaux refont surface. Je m’ennuie de notre Chucky, mais c’est de plus en plus sain et de moins en moins triste. Je me souviens de ses mimiques, de sa face de bonichon (avec un n, là), de son intelligence qui nous surprendra toujours, de son amour pour Pou et pour nos décorations de Noël… Je me dis qu’il est bien avec son père et sa tante, qu’on prend soin de lui, et je crois que je peux passer à autre chose. Un nouveau bébé pour 2008? En fin de compte, oui.
Le Château des Eaux-Claires fait peau neuve. À défaut de vivre la vie folle dans notre ancien quartier, on est en train de faire beurrer nos murs avec des couleurs qu’on a choisies nous-mêmes. Oui-oui. Le mélange jaune-beige à la grandeur du Château est out. Notre peintre-bonniche cool est à l’œuvre. Le salon va être beau, enfin. Pou se fait garder jusqu’à vendredi pour l’occasion.
Aujourd'hui:
Hier, on s’est couchées à 20h30 et on a jasé dans le lit jusqu’à 21h20. J’ai fait un drôle de rêve. L partait magasiner et ne revenait jamais. Pour une raison que j’ignore, on savait qu’elle s’était fait kidnapper et tuer (pas du tout influencé par Dexter, qu’on a écouté avant de faire dodo). À un moment donné, je parlais à J au téléphone et elle réalisait que L était probablement morte. Elle arrêtait de parler et je devais raccrocher. Plus tard, j’étais dehors, près de mon école primaire, avec ma mère, et j’étais triste de la mort de L. Elle me demandait pourquoi ça n’allait pas et je lui expliquais la situation en pleurant. Elle me consolait, mais n’avait pas l’air particulièrement traumatisée du meurtre.
Je me suis réveillée vers 2h30, heureuse qu’il ne soit que 2h30. J’ai le don de me réveiller à 4h55 quand mon cadran est réglé pour 5h.
Je me demande quel effet ça ferait d’accueillir un bébé fille chez nous. Ce n’est pas une situation à laquelle j’ai pensé souvent. On s’est toujours imaginées avec un garçon et, maintenant qu’on l’a vécu, je me demande ce que ce serait de passer par une expérience totalement différente. Peu importe le sexe, c’est sûr tout le processus va être différent, mais bon…
11 février 2008
E. Péladeau
Si je devais prendre une décision finale aujourd’hui quant à mon avenir de parent ou de non-parent, je flusherais la banque mixte, je vendrais la maison et je m’achèterais un loft chez nous, en bââsse-ville. Mais… je ne dois pas prendre une décision aujourd’hui. C’est fucké, on a de la pression de certaines personnes à se rembarquer en adoption banque mixte et, de l’autre côté, y’a des gens qui espèrent secrètement qu’on ne refera jamais une telle connerie. Nos noms sont encore sur la liste d’adoption régu et ça, c’est safe. Pas de bébé avant 2010, minimum… et à ce moment-là, on pourra dire fuckit si on est de retour en ville à faire notre vie d’égoïstes gras dur. Ou pas-fuckit, mais dans ce cas, faudrait acheter un condo 2-3 chambres. Y’en a qui pensent : « Parent un jour, parent toujours ». Pour nous, c’est pas si clair que ça. Surtout qu’on a le choix.
En même temps, on pourrait faire comme si de rien n’était. Remonter dans le wagon BM, recevoir une proposition d’enfant au printemps, recommencer les visites avec les parents biologiques, réapprendre à connaître un petit boobie, dédier nos vies à lui ou à elle, oublier qu’on a eu un break d’enfant et qu’avant c’était Bonnichon qui était chez nous. Ça me semble une tâche impossible. Je n’ai aucune force pour affronter toute la merde. Je ne sais pas si je peux vraiment accepter les risques de perdre un autre enfant. Ça fait chier.
Et c’est pas juste ça. Ça me tente pas. Demain, ça va être différent, peut-être. Mais peut-être pas assez différent pour avoir le courage de sauter aveuglément dans une nouvelle aventure babyesque. Il y a encore la possibilité de faire un bébé. Mais faut vouloir pour vrai. En attendant, on revire la situation de tous les côtés et encore et encore… J’en dors mal la nuit, mais je ne peux pas faire autrement que d’y penser. Le soir et la fin de semaine, Boobie et moi, on ne parle que de ça. Oui-non-oui-non-oui-non-non. Non?
En même temps, on pourrait faire comme si de rien n’était. Remonter dans le wagon BM, recevoir une proposition d’enfant au printemps, recommencer les visites avec les parents biologiques, réapprendre à connaître un petit boobie, dédier nos vies à lui ou à elle, oublier qu’on a eu un break d’enfant et qu’avant c’était Bonnichon qui était chez nous. Ça me semble une tâche impossible. Je n’ai aucune force pour affronter toute la merde. Je ne sais pas si je peux vraiment accepter les risques de perdre un autre enfant. Ça fait chier.
Et c’est pas juste ça. Ça me tente pas. Demain, ça va être différent, peut-être. Mais peut-être pas assez différent pour avoir le courage de sauter aveuglément dans une nouvelle aventure babyesque. Il y a encore la possibilité de faire un bébé. Mais faut vouloir pour vrai. En attendant, on revire la situation de tous les côtés et encore et encore… J’en dors mal la nuit, mais je ne peux pas faire autrement que d’y penser. Le soir et la fin de semaine, Boobie et moi, on ne parle que de ça. Oui-non-oui-non-oui-non-non. Non?
04 février 2008
Je vais m'endormir dans l'autobus tantôt
On va s'en sortir.
J'espère que le père de Chucky est au courant que c'était la fête de son fils, il y a deux jours.
Boobie et moi, on continue d'entretenir de loooongues discussions et de petites réflexions sur la suite des choses, nos plans familiaux et tout le reste. Je viens de recommencer le travail et ça va probablement m'aider à prendre du recul (mais pas trop). On est bonnes dans le deuil, finalement. On est des endeuillées qui savent se tenir comme du monde et moins paniquer que les gens autour d'elles... On ne peut vraiment pas savoir qu'on a ce talent-là avant de vivre une telle histoire de fou.
Je suis fatiguée, mais ça va bien. On va reparler à notre TS au début avril, peut-être avant. Il faut savoir ce qu'on fait avec notre dossier banque mixte. Les morceaux sont en train de se remettre en place. J'ai hâte d'avoir les idées claires.
J'espère que le père de Chucky est au courant que c'était la fête de son fils, il y a deux jours.
Boobie et moi, on continue d'entretenir de loooongues discussions et de petites réflexions sur la suite des choses, nos plans familiaux et tout le reste. Je viens de recommencer le travail et ça va probablement m'aider à prendre du recul (mais pas trop). On est bonnes dans le deuil, finalement. On est des endeuillées qui savent se tenir comme du monde et moins paniquer que les gens autour d'elles... On ne peut vraiment pas savoir qu'on a ce talent-là avant de vivre une telle histoire de fou.
Je suis fatiguée, mais ça va bien. On va reparler à notre TS au début avril, peut-être avant. Il faut savoir ce qu'on fait avec notre dossier banque mixte. Les morceaux sont en train de se remettre en place. J'ai hâte d'avoir les idées claires.
21 janvier 2008
Les news, c'est ça.
Qu'est-ce qu'on peut dire quand celui qui était devenu notre fils ne l'est plus ?
En trois secondes et demi, il a fallu encaisser le choc de l'annonce de son départ, préparer ses affaires, changer sa dernière couche, lui donner son dernier lait et accepter le fait que ses grands-mamans adoptives ne pourraient pas lui dire adieu. Bang.
Tout s'est su et s'est terminé entre 15h et 18h vendredi. L'enfer.
On n'est plus mamans. On ne sait pas si on le sera une deuxième fois. Il y a des décisions qui vont se prendre cette semaine... Il y a des discussions avec nos DPJistes qui vont peut-être nous permettre d'au moins comprendre la tournure des événements. C'est brutal, des fois, la vie.
On va toujours t'aimer, Bonnichon. On te souhaite une belle vie avec ton papa.
Pis nous, on essaie de se divertir. On pleure, on rit, on a mal, on n'y croit pas. J'hallucine. En même temps, on est capables de l'accepter. On accepte l'idée de ne plus avoir d'enfant. On accepte aussi la possibilité de rester en banque mixte. On est maso ou on l'est pas.
More on that later.
En trois secondes et demi, il a fallu encaisser le choc de l'annonce de son départ, préparer ses affaires, changer sa dernière couche, lui donner son dernier lait et accepter le fait que ses grands-mamans adoptives ne pourraient pas lui dire adieu. Bang.
Tout s'est su et s'est terminé entre 15h et 18h vendredi. L'enfer.
On n'est plus mamans. On ne sait pas si on le sera une deuxième fois. Il y a des décisions qui vont se prendre cette semaine... Il y a des discussions avec nos DPJistes qui vont peut-être nous permettre d'au moins comprendre la tournure des événements. C'est brutal, des fois, la vie.
On va toujours t'aimer, Bonnichon. On te souhaite une belle vie avec ton papa.
Pis nous, on essaie de se divertir. On pleure, on rit, on a mal, on n'y croit pas. J'hallucine. En même temps, on est capables de l'accepter. On accepte l'idée de ne plus avoir d'enfant. On accepte aussi la possibilité de rester en banque mixte. On est maso ou on l'est pas.
More on that later.
09 janvier 2008
La minute du Château
La semaine est chargée au Château des Eaux-Claires. Hier, Chucky avait une visite avec son papa en avant-midi. Boobie et moi en avons profité pour déjeuner au Cora du centre-ville. C'était pas bon.
Début PM, vaccins de Chucky. Ça s'est très bien passé. Notre fiston a fait ça comme un grand. Il a même fait quelques pas pour l'infirmière qui nous posait des questions sur son développement. Pendant ce temps, au palais de justice de Québec, le dossier de Chucky passait en cour... On va avoir des news là-dessus bientôt.
Fin PM : Visite d'une garderie. Bof. Ouach, même.
Sur cette note plate, je vais aller chercher petit pou qui se réveille de sa sieste. Plus de nouvelles sous peu...
Début PM, vaccins de Chucky. Ça s'est très bien passé. Notre fiston a fait ça comme un grand. Il a même fait quelques pas pour l'infirmière qui nous posait des questions sur son développement. Pendant ce temps, au palais de justice de Québec, le dossier de Chucky passait en cour... On va avoir des news là-dessus bientôt.
Fin PM : Visite d'une garderie. Bof. Ouach, même.
Sur cette note plate, je vais aller chercher petit pou qui se réveille de sa sieste. Plus de nouvelles sous peu...
13 décembre 2007
Les poissons DJ de Telus
Il est grand temps que j'apprenne à méditer. La vie n'est pas de tout repos à la maison, ces jours-ci. Pour ajouter à l'agréable, on veut me bombarder de projets pour mon retour au travail (et même avant). Il y en a qui ont le don de vous faire sentir cheap de prendre un congé parental. Il y en a que j'envoie chier gaiement.
Noël s'en vient à grands pas et ça constitue une angoisse insurmontable que je vais, en toute probabilité, surmonter. Pour l'instant, pas trop de dates chargées, mais tout le monde sait que ça va changer. L'idée de me battre avec Chucky le soir du 25 pour qu'il dorme dans un parc, dans un lieu qu'il ne connaît pas, me donne un peu mal au coeur, mais ça prend des défis dans la vie, non ?
À part ça, je pète le feu - thank you very much.
Noël s'en vient à grands pas et ça constitue une angoisse insurmontable que je vais, en toute probabilité, surmonter. Pour l'instant, pas trop de dates chargées, mais tout le monde sait que ça va changer. L'idée de me battre avec Chucky le soir du 25 pour qu'il dorme dans un parc, dans un lieu qu'il ne connaît pas, me donne un peu mal au coeur, mais ça prend des défis dans la vie, non ?
À part ça, je pète le feu - thank you very much.
15 novembre 2007
Y fait-tu ses nuits ?
Ça fait quatre mois que Chucky est parmi nous et c'est aujourd'hui que je commence à être fatiguée. C'est bien.
Finalement, on ne sort pas à toutes les semaines, mais on a recouru à notre gardienne trois fois. On reçoit pas mal à souper, on passe du temps chez les grand-mères, on fait nos emplettes. Le reste du temps, on court après Chucky, on le rattrappe, on l'empêche de monter dans les escaliers, on chante, on lit.
Bientôt, je recommence le travail à petites doses. Ça ne m'écoeure pas trop. Je suis toujours prête à changer de rythme de vie, mais en même temps c'est stressant de se replonger profondément dans une job qu'on fait depuis sept ans et de laquelle on a pris un break de plusieurs mois, le coeur léger. C'est étrange. Je crois que je vais devoir recommencer la prise de pilules du cerveau pour pouvoir fonctionner comme du monde dans mon cubi. Je ne veux pas devenir une maman frue et usée pour Chucky. Il mérite la santé mentale de ses deux mamaz.
Aujourd'hui, il fait un temps de merde. J'attends Boobie pour qu'on puisse aller à l'épicerie acheter toutes les bonnes petites choses utiles à notre souper de demain soir avec A. Ça fait longtemps qu'on a passé du temps avec elle.
Chucky dort et Pou aussi.
Finalement, on ne sort pas à toutes les semaines, mais on a recouru à notre gardienne trois fois. On reçoit pas mal à souper, on passe du temps chez les grand-mères, on fait nos emplettes. Le reste du temps, on court après Chucky, on le rattrappe, on l'empêche de monter dans les escaliers, on chante, on lit.
Bientôt, je recommence le travail à petites doses. Ça ne m'écoeure pas trop. Je suis toujours prête à changer de rythme de vie, mais en même temps c'est stressant de se replonger profondément dans une job qu'on fait depuis sept ans et de laquelle on a pris un break de plusieurs mois, le coeur léger. C'est étrange. Je crois que je vais devoir recommencer la prise de pilules du cerveau pour pouvoir fonctionner comme du monde dans mon cubi. Je ne veux pas devenir une maman frue et usée pour Chucky. Il mérite la santé mentale de ses deux mamaz.
Aujourd'hui, il fait un temps de merde. J'attends Boobie pour qu'on puisse aller à l'épicerie acheter toutes les bonnes petites choses utiles à notre souper de demain soir avec A. Ça fait longtemps qu'on a passé du temps avec elle.
Chucky dort et Pou aussi.
25 septembre 2007
Pelleter un nuage pour instaurer une réforme
Un des débouchés officiels du bac en philosophie, selon l'Université d'Ottawa, est "fonctionnaire".
...
Je suspecte que ce soit une perspective d'emploi indiquée pour tous les maudits domaines enseignés à Ottawa.
In other news, on rencontre une nouvelle gardienne pour Chucky ce soir. Boobie a un bon feeling. Je crois qu'on va se remettre à bouffer au resto à chaque semaine. La petite famille va bien. Le non-travail continue d'être merveilleux.
...
Je suspecte que ce soit une perspective d'emploi indiquée pour tous les maudits domaines enseignés à Ottawa.
In other news, on rencontre une nouvelle gardienne pour Chucky ce soir. Boobie a un bon feeling. Je crois qu'on va se remettre à bouffer au resto à chaque semaine. La petite famille va bien. Le non-travail continue d'être merveilleux.
22 septembre 2007
TVA
Oublions les aspirations à devenir zen pour un moment...
Je suis pu capable de TVA. Vraiment. Je peux pas croire que la population québécoise est majoritairement attirée par ce poste de tv infecte, quétaine, vendu, poche et ridicule. Je me suis tapé le "reportage" le plus mauvais et mélo que j'ai jamais vu sur l'adoption. On met de la belle petite musique, on essaie de tirer les larmes, on fait parler les futurs parents adoptifs de leur peine, de leurs émotions... Ahhh, j'en ai des frissons dans le dos. MAUVAIS! Quand TQS semble soudainement faire du journalisme décent, c'est pas peu dire.
Je suis pu capable de TVA. Vraiment. Je peux pas croire que la population québécoise est majoritairement attirée par ce poste de tv infecte, quétaine, vendu, poche et ridicule. Je me suis tapé le "reportage" le plus mauvais et mélo que j'ai jamais vu sur l'adoption. On met de la belle petite musique, on essaie de tirer les larmes, on fait parler les futurs parents adoptifs de leur peine, de leurs émotions... Ahhh, j'en ai des frissons dans le dos. MAUVAIS! Quand TQS semble soudainement faire du journalisme décent, c'est pas peu dire.
10 septembre 2007
Zénitude
L'autre soir, on regardait Without Prejudice? à GSN et j'ai re-réalisé à quel point je ne suis pas zen. Zen, dans le vrai sens de zen : être relax, cool, sage, en paix avec le présent et la vie en général. Je le suis en théorie, mais en réalité, je suis une boule d'anxiété qui peut exploser à tout moment. Rien de moins. Non mais... J'aimerais être capable de ne pas juger si vite les gens, les freaks, là, les vrais, les idiots. Ils ne sont pas toujours aussi cons qu'ils en ont l'air. J'aimerais démontrer une plus grande tolérance, laisser le droit à tout le monde de se planter plus d'une fois avant d'être catégorisé Suprême Épais 2007. D'un autre côté, sans mon sarcasme et mon dégoût de l'humanité, qu'est-ce qu'il me reste ? Il faudrait donc que je me réinvente. Rien de trop beau pour débuter la trentaine. Je serai nouvelle et améliorée.
C'est quoi le rapport avec Without Prejudice? ? C'est qu'il y avait une dame qui dégageait exactement ça : la paix intérieure, le calme... le bonheur, même. Je ne veux tellement pas être de ceux qui courent après quelque chose de pas trop précis, qui attendent à plus tard pour être pleinement satisfaits de leur vie. En fait, je l'aime ma vie et je l'aime beaucoup. J'aime ma blonde, mon fils, mon pitou, mes amis, ma famille. J'aime ma maison, mon quartier, mes bébelles. Oups, je pense que j'ai oublié le travail, là-dedans. J'aimerais trouver ma job idéale. Je pense que je suis rendue là. Je veux que mon quotidien au travail soit passionnant. Est-ce trop demander ? Il faut que je trouve la formule idéale et non qu'elle me trouve. Boobie, continue de m'aider svp. :)
C'est quoi le rapport avec Without Prejudice? ? C'est qu'il y avait une dame qui dégageait exactement ça : la paix intérieure, le calme... le bonheur, même. Je ne veux tellement pas être de ceux qui courent après quelque chose de pas trop précis, qui attendent à plus tard pour être pleinement satisfaits de leur vie. En fait, je l'aime ma vie et je l'aime beaucoup. J'aime ma blonde, mon fils, mon pitou, mes amis, ma famille. J'aime ma maison, mon quartier, mes bébelles. Oups, je pense que j'ai oublié le travail, là-dedans. J'aimerais trouver ma job idéale. Je pense que je suis rendue là. Je veux que mon quotidien au travail soit passionnant. Est-ce trop demander ? Il faut que je trouve la formule idéale et non qu'elle me trouve. Boobie, continue de m'aider svp. :)
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